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SuisseL'élection du Conseil fédéral approche

Pour la première fois depuis 2007, les sept sages se représentent pour un nouveau mandat. Mais Regula Rytz vise un des fauteuils.

Regula Rytz, présidente des écologistes et candidate au Conseil fédéral.
Regula Rytz, présidente des écologistes et candidate au Conseil fédéral.
Keystone

Le suspense entourant l'élection du Conseil fédéral prendra fin mercredi prochain. Pour la première fois depuis 2007, tous les conseillers fédéraux se représentent pour un nouveau mandat. Mais la présidente des écologistes Regula Rytz aimerait bien en évincer un.

À la faveur de leurs excellents résultats lors des élections fédérales du 20 octobre, les Verts estiment qu'il est temps pour eux d'entrer au gouvernement. Le PLR étant le parti le plus surreprésenté avec deux sièges, Regula Rytz vise un de ses fauteuils.

L'élection d'Ignazio Cassis précédant celle de sa collègue de parti pour des raisons d'ancienneté, la présidente des Verts tentera de ravir le siège du Tessinois. En cas d'échec, il n'est pas toutefois certain qu'elle attaquera Karin Keller-Sutter.

Regula Rytz l'a exclu la semaine dernière en invoquant la volonté de ne pas s'opposer à une femme après la vague violette des élections. Reste à savoir si son groupe la suivra. Il n'a pas encore tranché et renvoie la balle au PLR. Si les Verts volaient le premier siège du parti, les libéraux-radicaux pourraient proposer Ignazio Cassis pour le siège de Karin Keller-Sutter ou donner à l'Assemblée fédérale le choix entre les deux ministres.

Pari très difficile

Quelle que soit la stratégie adoptée, la partie s'annonce très difficile pour l'écologiste. Le groupe PLR recommande logiquement de réélire tous les conseillers fédéraux en place. Invoquant la concordance, l'UDC prône aussi le statu quo, même si certains élus ont évoqué l'idée que les Verts reprennent un siège socialiste, de préférence celui de Simonetta Sommaruga, pour éviter une surreprésentation de la gauche.

Au centre, le groupe réunissant le PDC, le PEV et le PBD pourrait jouer les arbitres. Mais la majorité de ses membres n'a pas l'intention de suivre les écologistes. À l'instar de l'UDC et du PLR, le groupe n'auditionnera pas Regula Rytz.

Seuls les Vert'libéraux et le PS l'ont invitée. Les premiers l'ont entendue, mais n'ont pas encore dévoilé leur position. Le président du PS, Christian Levrat, a déjà prévenu qu'il n'y a pas de motif d'attendre pour faire entrer les Verts au gouvernement. Les socialistes entendront la candidate mardi prochain.

Manoeuvres en coulisse

D'ici mercredi matin 8h00, lorsque l'Assemblée fédérale se réunira pour procéder à l'élection du gouvernement, les tractations en coulisse iront bon train. Durant la traditionnelle nuit des longs couteaux, les partis auront l'occasion de forger les dernières manoeuvres et d'affûter leur stratégie.

La dernière fois que tous les conseillers fédéraux se sont présentés à une réélection, en 2007, Christoph Blocher est resté sur le carreau. Eveline Widmer-Schlumpf lui a été préférée, à la faveur d'un «coup» monté par le PDC et le PS.

À la tête de son parti depuis 2012, Regula Rytz est conseillère nationale depuis huit ans. La Bernoise de 57 ans dispose d'une solide expérience gouvernementale acquise au sein de l'exécutif de la capitale. Elle aurait l'étoffe d'une conseillère fédérale, mais son profil très à gauche joue contre elle dans le camp bourgeois.

ats

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