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SuisseIl n'y a pas d'immigration de masse, au contraire

Le 9 février 2014, le peuple approuvait l'initiative de l'UDC contre l'arrivée massive d'étrangers, créant un choc en Suisse. Bilan trois ans plus tard.

Rarement une initiative approuvée par les Suisses n'aura fait couler autant d'encre et agiter autant le monde économico-politique du pays que l'initiative contre l'immigration de masse de l'UDC votée le 9 février 2014.

Trois ans plus tard, le Blicka dressé le bilan des maux qui menaçaient le pays, selon les arguments de ses partisans. Verdict: on est loin, très loin, des catastrophes annoncées, alors même que le texte n'est toujours pas entré en vigueur.

Le quotidien s'est d'abord penché sur la question de l'immigration proprement dite. Rappelez-vous: l'UDC expliquait à l'époque que chaque année depuis l'introduction de la libre circulation des personnes, la Suisse s'agrandissait de 80'000 personnes en plus, soit l'équivalent de la taille de la ville de St-Gall. Des données qui appartiennent désormais au passé, selon le Blick. En effet, si en 2008, la Suisse comptait 100'000 personnes en plus sur son territoire, elle n'en a dénombré plus que 60'000 en 2016. Et ce chiffre est en régression depuis 2014 déjà.

Les Allemands s'en vont

Et si la population continue de croître, c'est n'est pas dû à l'immigration, puisque toujours plus d'étrangers quittent la Suisse. A l'image des Allemands, toujours plus nombreux à rentrer au pays, non seulement en raison de la croissance économique et des emplois toujours plus intéressants de notre voisin, mais aussi du fait de l'hostilité des Suisses à leur égard.

Autre menace brandie par l'UDC à l'époque, rappelle le Blick: la pression sur le logement avec un risque de hausse du prix des loyers. Là aussi, trois ans après la votation, on est loin de la situation décrite par le parti. Selon les chiffres du journal, pour la première fois depuis 15 ans, les prix des loyers ont stagné en 2015, et ont même légèrement régressé en 2016. Une tendance à la baisse qui se confirmerait en 2017.

Toujours plus de logements vacants

On assiste même plutôt à une détente sur le marché du logement, avec une croissance continue du nombre de logements vacants depuis 2009. L'an dernier, le taux était même plus haut qu'en 1999, selon les spécialistes. Un phénomène qui serait dû à des intérêts bas. Ceux-ci ont entraîné une hausse des investissements dans le marché immobilier, et ce malgré la baisse de l'immigration.

En revanche, le trafic sur la route n'a pas diminué, au contraire. Chaque année, il continue de croître. En 2015, les automobilistes ont passé plus de 20'000 heures dans les bouchons, soit 8% de plus qu'en 2014. Le nombre de voyageurs en train a également légèrement augmenté.

Pas de chômage en hausse

Enfin, la menace d'une hausse massive des coûts pour l'assurance chômage due à l'immigration ne s'est pas non plus avérée. La libre circulation n'a pas conduit à l'arrivée massive de ressortissants en provenance d'Etats tiers au chômage ou d'Européens bien formés mais moins chers que les Suisses. Et le taux de personnes sans emploi stagne entre 2,8 et 3,6%. Comme avant l'initiative.

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