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Deux Suisses impliqués dans un scandale d'implant

Un chirurgien star et un professeur de l'université de Zurich ont contribué au développement d'un disque intervertébral catastrophique. Au moins sept patients suisses l'ont reçu.

Andreas Rode, victime allemande de Ranier Technology.
Andreas Rode, victime allemande de Ranier Technology.
Stefanie Preuin

Andreas Rode a vécu l’enfer. Cet Allemand de 47 ans, ancien employé d’une boucherie, s’est fait poser une prothèse dernier cri pour soulager son hernie discale. Il a failli y laisser sa peau.

Tout a commencé en 2010. Andreas Rode souffre de douleurs dorsales sévères. Il a besoin de doses d’analgésiques toujours plus fortes et ne parvient plus à dormir la nuit. Il rencontre alors un médecin allemand renommé qui le convainc de se faire poser un disque intervertébral artificiel. Le médecin est «très confiant», se souvient Andreas Rode. «Il m’a dit que le disque était super, tout neuf et que c’était vraiment le meilleur sur le marché à ce moment-là.» Le praticien lui propose de participer à une étude pour bénéficier de ce nouvel implant et lui assure qu’il pourra à nouveau se mouvoir normalement après l’opération.

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