Passer au contenu principal

La démocratie suisse, un rempart aux poussées populistes?

«Du haut de leur tour d’ivoire, les élites ne se rendent pas compte du fossé qui se creuse», dit l'UDC genevoise Céline Amaudruz.

Albert Roesti (à g.), Oskar Freysinger et des partisans de l’UDC apportent à Berne les signatures pour l’initiative sur la primauté du droit suisse.
Albert Roesti (à g.), Oskar Freysinger et des partisans de l’UDC apportent à Berne les signatures pour l’initiative sur la primauté du droit suisse.
Keystone

Alors que Donald Trump s’emparait mercredi de la Maison-Blanche, le Conseil fédéral rejetait sans contre-projet l’initiative sur la primauté du droit suisse. Deux événements qui cristallisent le rejet des élites. L’Américain a construit sa victoire sur son mépris de l’establishment, alors que l’UDC a récolté ses signatures en misant sur la crainte des juges étrangers. A Berne comme à Washington, les politiques sont-ils sourds à la grogne populaire? C’est en tout cas le message que martèle l’UDC depuis plus de vingt ans. En dénonçant le soi-disant diktat de la classe politique, le parti a atteint des sommets.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.