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La décharge de Gamsenried sera mieux assainie

Le site contient 1,5 million de mètres cubes environ de résidus de production chimique de Lonza, déposés entre 1923 et 1978.

La décharge à ciel ouvert de Gamsen avait été la victime d'un incendie en aout 2001.
La décharge à ciel ouvert de Gamsen avait été la victime d'un incendie en aout 2001.
Keystone

L'ancienne décharge de Gamsenried dans le Haut-Valais contient des tonnes de mercure et d'autres polluants. Le canton demande à Lonza d'accélérer son assainissement. Le WWF et les médecins pour l'environnement saluent la démarche.

L'ancienne décharge, située près de Brigue, contient 1,5 million de mètres cubes environ de résidus de production chimique de Lonza, déposés entre 1923 et 1978. «Selon les estimations faites en 2014 par l'entreprise, «la décharge contiendrait 63 tonnes de mercure», a indiqué l'Etat du Valais, jeudi dans un communiqué.

A cela s'ajoute des concentrations «significatives» de différents polluants organiques. La pollution touche la nappe phréatique et les eaux de percolation, soit des eaux pluviales infiltrées et récoltées après avoir traversé un certain volume de la décharge.

Projet pilote abandonné

Depuis 1990, les eaux de la partie supérieure de la nappe phréatique sont pompées et traitées à la station d'épuration de la Lonza. Les concentrations de polluants diminuent, mais très lentement.

Il faudra des dizaines d'années pour que la décharge soit assainie. Pour accélérer le processus, Lonza a proposé une infiltration forcée d'eau pour lessiver les polluants.

Mais les premiers résultats mesurant les effets de cette opération ne sont pas concluants: ils montrent notamment une concentration accrue de mercure. «Lonza a convenu avec le service valaisan de protection de l'environnement de renoncer au projet pilote pour le moment», confirme l'entreprise jeudi dans un communiqué.

Assainissement durable

Lonza annonce qu'elle lancera une investigation de détail afin de connaître plus précisément le contenu de la décharge. Cela doit déboucher au final sur «un concept d'assainissement durable», précise-t-elle.

La section haut-valaisanne du WWF, ainsi que les médecins en faveur de l'environnement (MfE) ont salué la démarche. Elle va dans une bonne direction, ont-ils estimé dans un communiqué.

(ats)

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