La criminalité sur le web a explosé

SécuritéLa cybercriminalité a augmenté dans toute la Suisse. Un indicateur précis doit encore voir le jour.

Les statistiques suisses de la criminalité de 2018 ont été dévoilées ce lundi. Passage en revue des principaux chiffres.
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Nombre de Cantons ont constaté un boom de la cybercriminalité l’an dernier, comme Genève, Vaud ou encore Neuchâtel. Au niveau suisse, il est plus difficile de la quantifier précisément, car l’Office fédéral de la statistique (OFS) n’a pas encore terminé de mettre au point son indicateur. Un processus qui a commencé il y a un an. «Les premiers chiffres devraient, si la qualité le permet, être publiés l’année prochaine», espère la Confédération.


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Pour l’heure, quelques indices permettent de mesurer la forte hausse de cette criminalité sur le web à l’échelle du pays. L’accès indu à un système informatique a ainsi bondi de 46% en un an, l’utilisation frauduleuse d’un ordinateur a augmenté de 13%, l’extorsion et le chantage de 49% et l’escroquerie de 23%. L’OFS précise que ces infractions ne sont pas forcément entièrement constitutives de la cybercriminalité et peuvent toucher le monde réel, d’où l’impossibilité de la quantifier à l’heure actuelle.

Mais qu’il existe ou non un indicateur précis, il reste toujours très compliqué de mesurer cette criminalité d’un nouveau genre. En effet, peu d’infractions qui s’y rapportent sont remontées aux autorités. Les internautes ciblés par une tentative d’arnaque en ligne ou de piratage déposent rarement plainte. Cela est dû d’une part au fait que les internautes ne prennent quasi jamais la peine de dénoncer un simple spam aux brigades compétentes, et d’autre part au fait que ceux qui sont tombés dans le panneau d’une arnaque grossière sur internet peuvent rechigner à se déclarer par honte, précise l’Office fédéral de la statistique.

Pour lutter contre ce phénomène, la Conférence des commandants des polices cantonales de Suisse (CCPCS) a mis sur pied un réseau national de soutien aux enquêtes. «Il encourage la collaboration entre les Cantons, prépare une étude de cas nationale et assure le transfert de connaissances, précise la CCPCS. Des mesures préventives sont également développées avec d’autres partenaires.»

Créé: 25.03.2019, 19h55

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