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EspaceLe couvercle du télescope CHEOPS est ouvert

L'ouverture du couvercle pour le télescope spatial s'est déroulée sans difficulté ce mercredi matin, ont indiqué les universités de Berne et de Genève.

Impression de CHEOPS par l'Agence spatiale européenne (ESA).
Impression de CHEOPS par l'Agence spatiale européenne (ESA).
Keystone

Moment décisif pour le télescope spatial CHEOPS: l'ouverture de son couvercle s'est déroulée comme prévu mercredi à 07h38. Les premières images peuvent désormais être prises et la précision de CHEOPS vérifiée au cours des semaines qui viennent.

L'ordre d'ouvrir le couvercle de CHEOPS a été émis depuis le Mission Operation Center (MOC) à l'Instituto Nacional de Técnica Aerospacial (INTA) près de Madrid en Espagne, ont indiqué les universités de Berne et de Genève dans un communiqué mercredi. «Grâce aux mesures des capteurs, nous avons su en quelques minutes que tout s'était déroulé comme prévu», a expliqué le scientifique bernois Willy Benz.

Images publiées d'ici une à deux semaines

Avec l'ouverture réussie du couvercle, une nouvelle série d'activités commence. «Au cours des deux prochains mois, de nombreuses étoiles avec et sans planètes seront ciblées afin de contrôler la précision des mesures de CHEOPS dans différentes conditions», indique Willy Benz.

Ces images ne sembleront pas spectaculaires pour un œil inexpérimenté. «Cheops n'a pas été conçu pour prendre de belles photos, mais pour mesurer l'intensité lumineuse des étoiles avec la plus grande précision», a dit le Bernois à Keystone-ATS. Le but de la mission est de caractériser les propriétés des exoplanètes.

Ainsi en comparant avec des mesures faites d'autres corps célestes, les chercheurs peuvent déterminer la densité et donc le type d'exoplanète, c'est-à-dire s'il s'agit d'une planète faite de roche, de gaz, de glace ou d'océan.

«Les données brutes de CHEOPS sont traitées dans ce que l'on appelle le pipeline de réduction des données», explique David Ehrenreich, responsable scientifique de la mission à l'Université de Genève. CHEOPS a déjà livré des centaines d'images qui étaient complètement noires puisque le couvercle était encore fermé, mais qui ont permis de calibrer l'instrument.

Et David Ehrenreich d'expliquer: «L'exploitation complète des capacités de CHEOPS et de la segmentation terrestre prendra du temps. Nous comptons cependant pouvoir analyser et publier les premières images d'ici une à deux semaines.»

100 milliards de planètes

CHEOPS (abréviation de CHaracterising ExOPlanet Satellite) est un projet de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de la Suisse, les universités de Berne et de Genève en tête. CHEOPS va composer «une photo de famille des exoplanètes» en en observant à peu près 500.

Aujourd'hui, on estime qu'il y a dans la galaxie au moins autant de planètes que d'étoiles, soit à peu près 100 milliards. Plus de 4000 exoplanètes - orbitant autour d'une étoile autre que le Soleil - avaient été détectées depuis la découverte de la première, 51 Pegasi b, il y a 24 ans par les Prix Nobel de physique 2019 Michel Mayor et Didier Queloz de l'Université de Genève.

ats

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