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SuisseContre-projet du PLR sur le congé paternité

Pour le parti bourgeois, l'initiative sur le congé paternité «va trop loin». Il propose un congé parental de 16 semaines.

Archives/Photo d'illustration, Keystone

L'initiative sur le congé paternité a occupé les groupes PLR et socialiste mardi. Les libéraux-radicaux se sont mis d'accord sur un possible contre-projet tandis que les socialistes lui ont apporté leur soutien.

L'initiative sur le congé paternité «va trop loin et est incompatible avec nos principes libéraux», écrit mardi le groupe libéral-radical dans un communiqué. Cependant, rejeter le texte sans lui opposer de contre-projet, comme le souhaite le Conseil fédéral, «ne représente pas une solution satisfaisante».

A la place des 14 semaines de congé maternité actuelles, le PLR propose 16 semaines de congé parental. Huit sont attribuées d'office à la mère, les conjoints se répartissent les huit autres d'un commun accord. En cas de désaccord, 14 semaines vont à la mère, deux au père.

Le PLR demande également que les déductions fiscales par l'impôt fédéral direct pour les frais de garde d'enfant par des tiers soient augmentées. Le plafond actuel de 10'100 par année et par enfant ne couvre pas les frais effectifs. Le Conseil fédéral a récemment relevé ce montant à 25'000 francs. Au Parlement, le PLR «s'emploiera avec force» pour que les familles bénéficient de cet allègement fiscal.

Finalement, le projet du PLR prévoit la levée du financement incitatif pour les garderies, en place depuis 16 ans. Il est «plus judicieux de réduire la charge fiscale pesant sur les familles plutôt que de continuer à subventionner les garderies par l'intermédiaire de la collectivité», argumente le parti.

Compromis minimal

De son côté, le groupe socialiste a apporté son soutien à l'initiative populaire qui demande 20 jours de congé paternité payés. Ces quatre semaines de congé «représenteraient une amélioration de bien-être considérable pour la famille», explique le parti dans un communiqué.

La discussion au sein du groupe a également porté sur la question d'un contre-projet. Etant donné que l'initiative est déjà «un compromis passablement minimal», le champ d'application d'un éventuel contre-projet serait très limité, note le PS. Et d'avertir qu'il ne soutiendra «en aucun cas un contre-projet risquant d'aggraver de quelque façon le congé maternité existant».

L'initiative, qui a recueilli plus de 107'000 signatures valables, a été lancée par des syndicats et des associations dont Travail.Suisse, Pro Familia Suisse, Alliance F et la faîtière d'hommes et de pères «männer.ch».

ats

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