Passer au contenu principal

AutorouteLe contournement de Bienne continue de fâcher

Le camp des opposants au projet de contournement autoroutier se renforce.

Les travaux de l'autoroute pourraient être lancés dès 2020.
Les travaux de l'autoroute pourraient être lancés dès 2020.
Keystone

Les organisations environnementales Patrimoine bernois, Helvetia Nostra et la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage (FP) demandent la révision du concept global.

Les jonctions de Bienne Centre, Bienne Ouest et le contournement de Vigneules ne sont pas respectueux de l'environnement et du paysage urbain et «ne peuvent donc être autorisés», soulignent lundi les trois organisations dans un communiqué. Elles évoquent notamment des nuisances sonores très importantes qui seront dues aux quinze ans de chantier, puis au trafic supplémentaire prévu.

En outre, toute une génération d'habitants et promeneurs devront par endroits s'accommoder non seulement du bruit et des installations de chantier, mais aussi de l'enlaidissement des rives du lac de Bienne et de longs détours pour gagner le plan d'eau. La branche ouest touche aussi sur son parcours des monuments culturels, des paysages et sites d'importance nationale ainsi que des bâtiments protégés.

Patrimoine bernois, Helvetia Nostra et FP mentionnent également des atteintes à la nappe phréatique. La branche ouest, longue de 2,3 km, viendra en perturber le flux, ce qui pourrait entraîner des risques importants, notent les organisations, qui demandent une expertise du projet par la Commission fédérale pour la protection de la nature et du paysage, et notamment d'une variante sans les deux jonctions.

D'autres oppositions

Ce tracé autoroutier qui comporte des portions à ciel ouvert suscite d'autres vives oppositions. Un comité baptisé «Axe ouest pas comme ça!» qualifie ce projet de surdimensionné. Ce mouvement citoyen s'oppose aux deux jonctions à ciel ouvert, Bienne Centre et Faubourg du Lac, qui défigurent selon lui la cité seelandaise.

Les sections bernoises de l'ATE et du WWF Berne ont aussi déposé en commun une opposition à ce projet de contournement. «Le projet gigantesque va massivement altérer le paysage urbain au sud de la gare», selon les deux associations qui dénoncent les nuisances sonores et la pollution de l'air à proximité des jonctions.

Des améliorations

La Ville de Bienne a également indiqué, jeudi dernier, qu'elle s'opposait au projet sous cette forme. Des améliorations sont à apporter, notamment une réduction des désagréments durant la phase de construction et la mise en place de mesures en faveur de la mobilité douce et des transports publics.

Les autorités de la Ville de Bienne et celles de la commune voisine de Nidau ont demandé à pouvoir suivre étroitement le déroulement des travaux. Elles ont fait part de leurs exigences en faisant opposition auprès du Département fédéral des transports (DETEC). Mais pour le reste, elles soutiennent le projet de branche ouest qui doit délester la cité bilingue et sa voisine du trafic de transit.

Les travaux de l'autoroute pourraient être lancés dès 2020. Selon toute probabilité, la mise en service des tronçons interviendra de façon échelonnée à partir de 2035. Cet axe offrira à la Transjurane (A16) un débouché vers l'ouest de la Suisse.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.