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Le Conseil fédéral prend soin de nos garde-mangers

Le gouvernement annonce des mesures pour garantir l’approvisionnement alimentaire de la population.

Image d'illustration
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Keystone

«Nous entendons garantir l’approvisionnement de la population», a prévenu mercredi le Conseil fédéral. À cette fin, les efforts du gouvernement se concentrent avant tout sur les œufs et le beurre. Le chef du Département fédéral de l’économie, Guy Parmelin, a en plus confirmé la volonté de se porter au secours des paysans producteurs de viande.

«Du fait de la crise du coronavirus, McDonald’s et la plupart des restaurants ont dû fermer. Or la viande de veau et de cabri s’écoule principalement dans les restaurants. C’est aussi le cas des pièces nobles de bœuf. À titre de contribution à la stabilisation du marché, un crédit supplémentaire de 3 millions de francs sera consacré au financement de campagnes de stockage de viandes», a précisé le conseiller fédéral UDC vaudois.

Ce soutien financier, de dimension relativement modeste, devrait avoir le mérite d’éviter un effondrement des prix de la viande et un gaspillage en tonnes. Le Conseil fédéral s’empresse en outre de rappeler une réalité: «Dans l’agriculture, il n’est pas possible de modifier la production agricole à brève échéance.»

«Pour la première fois depuis des années, la production de beurre suisse ne devrait pas suffire à couvrir les besoins du marché. Nous avons donc délégué à l’Office fédéral de l’agriculture la compétence de relever les contingents tarifaires partiels», poursuit le Conseil fédéral. Concrètement, cela signifie que de plus grandes quantités de beurre pourront être importées, sans être taxées aux douanes suisses. Un traitement similaire sera accordé aux œufs.

«Peu ou pas de bureaucratie!» Le leitmotiv des mesures prises à Berne, depuis le début de la crise du coronavirus, se confirme dans le secteur alimentaire: «Des dispositions relatives au contrôle de denrées alimentaires importées seront provisoirement assouplies. Dans la crise actuelle, les contrôles ne peuvent pas être totalement assurés. Ni en Suisse ni à l’étranger. Cette mesure vise à garantir l’approvisionnement, en évitant d’alourdir encore les procédures de déclaration.»

Inquiétudes

«S’il y a moins de contrôles sanitaires, cela nous inspire des soucis, certes. Cette diminution portera toutefois sur des œufs provenant d’entreprises dont les modes de production sont déjà connus de l’Administration fédérale, relève Barbara Pfenniger, responsable de l’alimentation à la FRC (Fédération romande des consommateurs). Une hausse des importations de beurre nous surprend davantage, car la production laitière suisse tendra à augmenter rapidement pour des raisons de saison.»

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