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EnvironnementLe Conseil des Etats temporise sur le loup

La commission de l'environnement du Conseil des Etats souhaite abaisser le statut de protection du loup.

(Image d'illustration)
(Image d'illustration)
Keystone

La commission de l'environnement du Conseil des Etats temporise sur la chasse au loup. Elle attend les propositions du Conseil fédéral. Mais elle lui demande de s'engager au niveau international pour abaisser la statut de protection du prédateur.

Le Conseil des Etats avait refusé une initiative cantonale valaisanne demandant de pouvoir chasser le loup toute l'année. Par 101 voix contre 83, le National a toutefois donné suite à ce texte qui nécessiterait de renégocier la Convention de Berne pour que la Suisse puisse ajouter une réserve excluant la protection de cet animal sur son territoire.

La commission annonce vendredi avoir refusé de trancher pour l'instant. Elle préfère attendre les propositions que fera le Conseil fédéral au Parlement d'ici l'été. La commission n'en attend pas moins que le gouvernement prenne les devants. Il faut exploiter au maximum la marge de manœuvre laissée par la Convention de Berne. Le Conseil fédéral devrait en outre s'engager pour que le statut de du loup soit modifié dans ce traité et que le prédateur passe de strictement protégé à protégé. Il jouirait alors du même statut que le lynx ou le bouquetin et des mesures supplémentaires pourraient être prises pour réguler sa population.

Saga du loup

La situation a beaucoup évolué depuis le retour du loup en Suisse. Le nombre d'animaux augmente pour atteindre la soixantaine et des meutes se forment. La première a été observée en 2012 à Calanda (GR). Actuellement, un canton peut, avec l'accord de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), réguler les effectifs de loup si au moins quinze animaux de rente ont été tués en quatre mois sur le territoire d'une meute de loups comprenant des jeunes. Moyennant plusieurs conditions, il est possible d'abattre les jeunes canidés qui s'approchent trop des zones habitées et se montrent agressifs ou peu farouches. Le canidé peut en outre être tiré s'il a tué au moins 35 moutons ou chèvres en l'espace de quatre mois consécutifs durant la première année après son apparition dans une région. Idem s'il a croqué 25 animaux en un mois.

Nouveau dispositif

Le Conseil fédéral a mis un nouveau dispositif en consultation, sans aller jusqu'à supprimer le statut d'espèce protégée, autoriser la chasse toute l'année et enfreindre la Convention de Berne. La loi fait explicitement état d'interventions et non plus seulement du tir d'animaux isolés. Ces motifs justifiant la régulation sont nouvellement complétés par la prévention d'importants dommages et de graves dangers pour l'homme. Les cantons ne seront plus obligés de prouver un dommage concret. Moyennant une consultation de l'OFEV, ils pourront mener des interventions régulatrices. Le Conseil fédéral, voire le Parlement à titre exceptionnel, déterminera, dans une ordonnance, les espèces visées. Le bouquetin et le loup sont explicitement mentionnés dans la loi.

ats

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