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Congé paternité: campagne à 1 million de francs

Alors qu'une commission prône 15 jours de congé, le comité de l'initiative pour un congé paternité de 4 semaines se prépare au combat. Avec un budget à la hauteur.

Mardi, la commission de la sécurité sociale du Conseil des Etats a déposé une initiative parlementaire pour un congé paternité de deux semaines, à prendre dans les 6 mois qui suivent la naissance. Il s'agit d'un contre-projet indirect à l'initiative «pour un congé paternité raisonnable» qui exige un mois de pause pour les jeunes pères. La bataille s'annonce rude et les initiants se préparent désormais au combat.

La principale organisation syndicale, Travailsuisse, a en effet décidé de financer la campagne en vue de la votation, explique le Blick mercredi. «Notre fonds d'action doit s'élever à environ 1 million de francs», a expliqué son président, le conseiller national Adrian Wüthrich (PS/BE). «Afin de réunir l'argent nécessaire, nous avons demandé un financement supplémentaire à nos associations membres.» D'autres organisations favorables au texte pourraient également être sollicitées.

Trop loin, trop cher

Ce n'est pas sans raison que les initiants affûtent leurs armes. Leur texte est actuellement en discussion au Parlement. Mais pour la commission des Etats, il va trop loin et coûterait trop cher à l'économie. Selon les derniers chiffres, la Confédération estime à 449 millions de francs les coûts qu'engendreraient 4 semaines de congé pour les jeunes pères.

Le contre-projet accepté en commission prévoit lui deux fois moins de congé, soit 15 jours à prendre en bloc ou en journées séparées. Ceci pour un coût estimé à 224 millions francs, un montant financé par les allocations pour perte de gain (APG). Mais le projet élaboré doit encore être approuvé par la commission ad hoc du National. Puis par le Parlement dans son ensemble.

Néanmoins, Adrian Wüthrich estime que le fait que la commission des Etats propose pour la première fois un congé paternité est «un pas dans la bonne direction et un signe encourageant». Mais pas question de renoncer à l'initiative si le contre-projet reçoit l'aval du Parlement: «Notre texte est déjà un compromis. Nous continuerons à nous battre pour quatre semaines de congé paternité».

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