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SuisseCO2: on vole autant mais on compense plus

Les voyagistes n'ont pas ressenti «l'effet Greta» au niveau des réservations, mais leurs clients versent davantage de compensations CO2.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.
Keystone

Greta Thunberg a beau mobiliser des millions de gens pour des manifestations en faveur de l'environnement à travers toute l'Europe, les Suisses continuent cependant de prendre l'avion pour aller en vacances.

L'un ou l'autre client n'emprunte peut-être plus l'avion et prend le train, a précisé à AWP Karin Markwalder, une responsable de Der Touristik Suisse, le propriétaire de Kuoni, lors d'une manifestation tenue jeudi.

Les réservations chez le spécialiste des voyages ferroviaires Railtour ont certes connu une croissance entre 5 et 9%, mais cela ne serait pas lié au transfert des voyages aériens. L'organisation Myclimate a cependant enregistré une légère hausse des compensations CO2 versées librement par les voyageurs. Elles atteignent environ 12% de toutes les réservations faites, tant dans les agences qu'en ligne.

La «honte de voler» n'existe pas sur internet

Le voyagiste Hotelplan a aussi relevé mardi, que lors de l'exercice fiscal dernier, 28% des clients, ayant réservé des voyages dans une de leur filiale, avaient payé sur myclimate une compensation CO2. L'année précédente, ce chiffre se situait encore à 25%. «Cette tendance va se poursuivre», a relevé le directeur des opérations Daniel Bühlmann.

Cependant seulement 1% des clients d'Hotelplan, qui ont réservé leur voyage sur internet, ont versé une compensation CO2, a fait remarquer la cheffe des vacances balnéaires, Nicole Pfammatter. «Beaucoup de gens racontent qu'ils compensent leurs vols mais ne le font malheureusement pas».

Le voyagiste ITS Coop Travel pour sa part ne connaît pas la proportion de ses clients qui paient effectivement une compensation CO2. Mais «à l'avenir nous allons chiffrer», cette catégorie de voyageurs, a indiqué le patron de l'agence de voyage Andreas Restle. Il n'y a cependant pas eu une baisse des réservations liée à «l'effet Greta», a poursuivi M. Restle.

«Je n'ai pas eu l'impression que Greta a provoqué un changement de mentalité chez les clients», estime pour sa part le patron de Knecht-Reisen, Marcel Bürgin. Cependant les compensations CO2, réalisées par des clients des agences, ont également connu une avancée chez ce voyagiste.

Chez Eurobus, la moitié des clients ont compensé leurs voyages mais ces dédommagements en faveur de l'environnement ne sont pas visibles pour les réservations en ligne.

(ats)

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