Passer au contenu principal

SuisseClimat: Jacques Dubochet en appelle aux aînés

Le Prix Nobel de chimie estime que rien n'est joué dans le réchauffement climatique et que chaque individu peut prendre une série de mesures.

Jacques Dubochet manifeste régulièrement pour le climat.
Jacques Dubochet manifeste régulièrement pour le climat.
Keystone

Scientifique chevronné, Jacques Dubochet est aussi un homme de plume. Filant l'analogie entre la difficulté à sortir du lit et celle à s'engager contre le changement climatique, il appelle, dans une chronique, les aînés à se lever et rejoindre la jeunesse dans la rue.

«Quelquefois, je me réveille trop tôt et me découvre d'humeur sombre. C'est la faute à notre monde qui se déglingue. (...) La ronde des mauvaises pensées s'installe dans la somnolence passive de la chaleur du lit.» C'est ainsi que le Prix Nobel de chimie commence sa chronique publiée vendredi dans «Le Temps».

Entre la fonte des glaciers, la disparition des espèces ou encore les politiciens climato-sceptiques, «il y a largement de quoi se faire du souci», poursuit le professeur à l'Université de Lausanne. Quoi de plus simple dès lors que de rester sous les couettes et d'ignorer l'urgence de la situation?

Quoi de plus simple que de préférer «le confort routinier de la consommation paisible»? D'autant plus que notre économie bétonnée dans sa doxa néolibérale fait tout ce qu'il faut pour que nous n'ayons aucune velléité de changer quoi que ce soit.»

Rien n'est joué

«Mais le drame n'est pas joué!», assure Jacques Dubochet. Limiter l'élévation moyenne de la température à 1,5°C est atteignable. Et le scientifique d'énumérer une série de mesures que chaque individu peut prendre: mettre un pull en hiver au lieu de monter le chauffage, faire du covoiturage ou encore diminuer sa consommation de viande. L'Etat aussi doit s'engager.

Il y a beaucoup à faire et ça coûtera cher, explique l'universitaire. Mais même s'il est dur de se pousser hors du lit, une fois levé, c'est une belle journée qui s'annonce.

«Tout comme nos parents abandonnaient leur grasse matinée pour venir jouer avec nous, répondons à l'appel des jeunes», conclut Jacques Dubochet, qui a pris part vendredi matin à la manifestation des jeunes lausannois pour le climat. «Suivons-les. Avec eux, bougeons-nous!»

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.