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Pour le CICR, le wifi est devenu crucial

Selon le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge, les populations en zones de crises réclament désormais d'abord l'accès à l'information.

Yves Daccord est le directeur général du CICR depuis 2010.
Yves Daccord est le directeur général du CICR depuis 2010.
Keystone

Le numérique a changé la vie de la population mondiale, même celle qui vit dans des zones en crise. Un phénomène que le monde humanitaire doit désormais prendre en compte. A commencer par le CICR, dont le directeur général Yves Daccord a donné une interview à ce sujet parue jeudi dans L'Agefi.

Selon lui, l'arrivée du téléphone portable a eu un énorme impact sur les communautés en difficulté qui l'ont intégré à leur stratégie de survie. A tel point que désormais le portable, mais aussi l'accès au wifi et à l'information ont changé l'ordre des priorités des besoins sur le terrain. «Une des premières demandes qui est faite est un accès au wifi. C'est un message très puissant», déclare-t-il.

Facebook et Twitter en Syrie ou en Somalie

Yves Daccord explique que le Comité international de la Croix-Rouge a dû s'adapter à cette réalité. «La qualité de notre présence doit être aussi importante dans ce monde "virtuel" que dans le monde physique.» Ainsi en Syrie, les équipes du CICR travaillent aussi bien sur terrain que sur Facebook pour la question de l'eau. C'est en effet sur le réseau social que les gens viennent chercher des infos sur les points d'eau, explique-t-il.

En Somalie, c'est avec un autre réseau social que le CICR travaillle. «Une partie de notre interaction avec la population et certains groupes armés ou les clans qui contrôlent la population passe à travers Twitter», révèle le directeur.

Quid de la protection des données?

Ce nouveau mode de fonctionnement du monde humanitaire soulève des questions légales, internationales et techniques, notamment au niveau de la protection des données, relève L'Agefi. Ainsi Yves Daccord confie que le CICR a dû s'équiper d'une équipe très pointue dans ce domaine et qu'il doit interagir avec les Etats par rapport aux législations parfois problématiques en vigueur. Il indique aussi collaborer avec l'EPFL pour mieux utiliser les technologies actuelles afin d'améliorer la protection des données.

La question de la protection des données est d'ailleurs un domaine dans lequel la Suisse a une carte importante à jouer, estime-t-il. «Il faut que la Suisse se donne les moyens - financiers, technologiques et politiques – de devenir leader en la matière», souligne-t-il.

Et d'ajouter: «elle a la législation pour, une certaine expertise dans ce domaine et elle est physiquement dans un endroit autre que l'Union européenne et les États-Unis ou la Chine et la Russie». Selon lui, elle peut susciter une confiance que des groupes comme Google, Amazon ou Facebook ne génèrent plus.

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