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Suisse«Ciara» ou «Sabine», une tempête aux deux noms

Les tempêtes européennes reçoivent parfois deux noms, comme celle actuellement: Ciara pour les Romands et Sabine pour les Suisses alémaniques.

Keystone

Les tempêtes européennes reçoivent parfois deux noms. La dépression actuelle, Ciara pour les Romands et Sabine pour les Suisses alémaniques, en est un exemple. Eléments d'explication.

L'Université libre de Berlin s'est mise à baptiser les dépressions et les anticyclones dès 1954, indique à Keystone-ATS Olivier Duding, météorologue à Météosuisse. Or, l'institution ne nomme que les événements touchant son sol.

Les services météorologiques de plusieurs autres pays ont donc décidé de s'y mettre aussi. Royaume-Uni et Irlande se sont lancés en 2015. Ils choisissent les noms des tempêtes selon une liste alphabétique commune. France, Espagne et Portugal ont suivi en 2017, se basant sur leur propre liste.

Actuellement, le premier pays touché baptise la dépression, poursuit Olivier Duding. Ciara ayant d'abord atteint l'Angleterre, c'est l'équipe anglophone qui l'a nommée. La tempête précédente Hervé, qui a d'abord sévi en France, a elle été baptisée par l'équipe latine.

L'Allemagne ne suit cependant pas cette règle. Si la dépression touche par la suite son sol, l'Université libre de Berlin lui donne à son tour un nom. Ciara devient ainsi Sabine dans le pays de Goethe. Et Hervé devient Petra. Des noms qui sont alors repris dans les pays et régions germanophones, y compris en Suisse alémanique. Les Romands s'en tiennent quant à eux au nom initial.

Projet européen en cours

«C'est encore un peu chaotique, car l'Organisation météorologique mondiale n'a pas encore émis de directives», reconnait Olivier Duding. Le météorologue estime toutefois que la situation pourrait changer à l'avenir.

Un projet européen est en cours d'élaboration. Il prévoit de diviser l'Europe en grandes régions. La zone frappée en premier pourra baptiser la dépression selon une liste prédéfinie. La Suisse se trouverait dans le groupe d'Europe centrale avec l'Allemagne, l'Autriche, la Tchéquie, la Slovaquie et la Hongrie.

Reste à savoir si l'Allemagne suivra. L'Université de Berlin permet à tout un chacun d'acheter un nom de tempête ou d'anticyclone. Il faut débourser plus de 230 euros pour la première et plus de 350 euros pour le second. L'argent récolté sert à soutenir les étudiants de la station météorologique de Berlin-Dahlem. Avec le projet européen harmonisé, les rentrées monétaires seraient moins élevées, voire inexistantes.

(ats)

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