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SuisseChristian Levrat dégomme les Vert'libéraux

Les Vert'libéraux ont engrangé de nombreux succès en Suisse alémanique. Or le président du PS critique ce parti qu'il accuse de servir de prétexte Vert à la droite bourgeoise.

Christian Levrat explique pourquoi le PS aura de la peine à s'allier avec les Vert'libéraux.
Christian Levrat explique pourquoi le PS aura de la peine à s'allier avec les Vert'libéraux.
Keystone

La vague Verte poursuit son chemin. Après Zurich, elle a atteint Lucerne et Bâle-Campagne le week-end dernier. Verts et Vert'libéraux (PVL) ont en effet glané onze sièges de plus au parlement à Lucerne et neuf9 sièges supplémentaires à Bâle. Cette déferlante s'est également accompagnée de bons résultats pour le Parti socialiste, pour la plus grande joie de son président, Christian Levrat.

«Je suis très heureux que le camp progressiste gagne des sièges. Notre objectif principal est de briser la majorité de droite au National, et cela ne fonctionne que si les Verts et le PS se développent en parallèle, comme aujourd'hui», indique-t-il dans une interview au «Blick» mardi.

Gagner ensemble

Il réfute toutefois que le PS n'ait retiré que des miettes du succès des Verts. «Non, on observe un tournant à gauche», estime-t-il. «Autrefois, les Verts gagnaient aux dépens du PS et vice versa. Aujourd'hui, le camp rose-vert gagne ensemble aux dépens de la droite. Nous vivons un tournant historique, explique-t-il. C'est bon pour l'automne. De nouvelles majorités sont possibles, notamment en matière de politique climatique.»

Le soufflé climatique ne risque-t-il pas de retomber d'ici aux élections fédérales de cet automne? Christian Levrat est optimiste. «L’incompétence de la droite en matière de politique climatique ne sera pas oubliée d'ici là», croit-il. «L'affaiblissement de la loi sur le CO2 par les bourgeois est un affront au peuple, estime-t-il. Et la droite en paiera la facture cet automne.»

Christian Levrat livre encore au «Blick» les recettes de la gauche pour une stratégie énergétique digne de ce nom: électrification et développement des transports publics, projet national pour l'énergie solaire, interdiction des investissements nuisibles au climat, etc. Mais, pour parvenir à faire passer ses idées au parlement, il va falloir s'allier aux Vert'libéraux. Un parti que le président du PS critique vertement.

Prétexte vert de la droite

«En matière de politique climatique, nous pouvons collaborer avec le PVL, mais en ce qui concerne la politique sociale et économique les choses sont bien différentes», explique le Fribourgeois, qui accuse le parti de se positionner à la droite du PLR. Il s'est obstiné à maintenir une franchise minimale pour l'assurance de base de 500 francs au National et il veut la retraite à 67 ans pour tous, cite-t-il en exemple. Pour lui, c'est clair: ce parti joue le rôle de prétexte Vert pour la droite.

Est-ce une déclaration de guerre aux Vert'libéraux en vue des élections fédérales de cet automne? Christian Levrat ne répond pas directement mais précise: «Il est clair que nous devons briser la majorité de droite formée par l'UDC, le PLR et le PVL. Il ne suffit pas que ce dernier gagne des sièges et que les deux autres en perdent. Dans ce cas, l'âge de glace social va se poursuivre», affirme-t-il. Selon lui, il faut un déplacement à gauche d'au moins huit sièges au parlement. «Je crois que nous pouvons y parvenir», espère-t-il, en annonçant que le PS visait 20% des sièges.

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