Pourquoi tout est cher en Suisse, selon le patron de la Migros

ConsommationDans une interview accordée au Matin, le président du conseil d'administration du géant orange Claude Hauser explique pourquoi le distributeur ne peut pas se permettre les mêmes prix que ses voisins.

Le président du Conseil d'administration de Migros, Claude Hauser, s'est confié au «Matin». Il reconnaît que les prix sont écrasants en Suisse mais dit être impuissant.

Le président du Conseil d'administration de Migros, Claude Hauser, s'est confié au «Matin». Il reconnaît que les prix sont écrasants en Suisse mais dit être impuissant.

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«Les Suisses sont des pigeons. Ils acceptent de se faire voler», lâche Claude Hauser dans Le Matin. Le président du conseil d'administration de la Migros évoque les produits que les consommateurs suisses paient plus cher que les Européens depuis des années, sans broncher.

Credit Suisse estime à cinq milliards de francs le manque-à-gagner dû au tourisme des achats que les Suisses pratiquent dans les pays voisins à cause du franc fort pour se ravitailler à moindre coût. Claude Hauser rétorque par une autre estimation: «Le taux de fréquentation de nos magasins a augmenté par rapport à l'année précédente.»

La faute au protectionnisme

Mais les prix demeurent bien plus élevés dans notre pays que chez les voisins européens. La faute au protectionnisme suisse, selon le président de Migros, qui confie encore au Matin: «Il faudrait accélérer les négociations en vue d'obtenir un accord de libre-échange pour les produits agricoles avec l'Union européenne, moyennant des compensations adéquates aux paysans, sous forme de paiements directs.»

Car, argumente-t-il, Migros ne peut plier l'échine jusqu'à se mettre au niveau de ses concurrents européens. «Plus de 60% de notre assortiment vient de Suisse, voire 80% pour les produits frais. L'euro et le dollar correspondent à moins de 10% de nos factures», justifie-t-il avant d'assurer: «Nous répercutons toutes les baisses que nous obtenons de nos fournisseurs».

Les vrais responsables

Pour le reste, les consommateurs devraient, selon lui, s'en prendre aux «vrais»responsables: «Ils doivent interpeller les importateurs de textile, de voitures, d'électroménager, sans oublier nos pharmas dont les médicaments sont exclus de la négociation sur les importations parallèles.»

Créé: 24.01.2012, 10h20

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