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Un centre de soutien du commerce mondial naît

Financé en partie par la Suisse, un centre de soutien du commerce mondial a été dévoilé lundi à Buenos Aires par l'OMC, l'ONU et le Centre du commerce international (ITC).

Johann Schneider-Ammann à la réunion ministérielle de l'OMC qui se tient actuellement en Argentine.
Johann Schneider-Ammann à la réunion ministérielle de l'OMC qui se tient actuellement en Argentine.
Keystone

Politiques et entreprises, en particulier les PME, accéderont plus facilement aux données pour diminuer les coûts des affaires.

Dimanche, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann avait signé en Argentine un accord avec la directrice exécutive d'ITC Arancha Gonzalez pour l'enveloppe suisse. La contribution, la première suivie depuis par d'autres pays, atteint un million de francs.

Cette collaboration «est la meilleure réponse» pour les PME, a expliqué lundi Johann Schneider-Ammann qui a rappelé avoir œuvré pour un guichet unique en Suisse.

Cet outil en ligne a été lancé dans le cadre de la conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ouverte dimanche en Argentine. Porté avec la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), il doit permettre de combler le manque de données sur le commerce mondial, notamment sur les tarifs douaniers et les taxes dans les marchés d'exportation.

Détails sur les procédures

Des standards, des détails sur les procédures comme celles de pré-livraison ou encore les accords commerciaux en vigueur sont expliqués. La plateforme sera alimentée pendant trois ans avant d'être entièrement opérationnelle et des contacts de vendeurs et d'acheteurs ou sur des manifestations liées au commerce seront également ajoutés.

Les trois institutions souhaitent améliorer notamment la participation des très petites et petites entreprises (TPME) dans les filières régionales et internationales ou assister les acteurs qui les soutiennent. Mais aussi aider les responsables des autorités pour établir leurs politiques commerciales et d'investissement.

Aide pour la facilitation du commerce (TFA)

Pour les PME, l'accès à ces données peut constituer l'outil de la «différence» pour leurs affaires, estime le directeur général de l'OMC Roberto Azevedo. «Sans lui, les défis et les coûts du commerce peuvent être trop élevés», dit-il. Il salue «une grande avancée pour rendre le commerce plus inclusif».

Les TPME seront aidées pour entrer dans les marchés d'exportation et «s'étendre par le commerce», dit Mme Gonzalez. Le site comblera «des besoins» au sein de la communauté du commerce mondial, ajoute encore le secrétaire général de la CNUCED Mukhisa Kituyi.

Outre la distribution de données, il doit améliorer la collecte de davantage de dispositifs. Les administrations et plusieurs institutions des pays en développement, dont ceux les moins avancés (PMA), seront assistées pour actualiser leurs détails et établir des plateformes régionales. Un moyen pour les Etats d'honorer leur engagement pris dans l'Accord sur la facilitation du commerce (TFA) à l'OMC.

Selon une évaluation d'ITC auprès de plus de 20'000 entreprises dans plusieurs dizaines de pays en développement, le manque de données constitue «un des obstacles les plus importants» pour les sociétés, notamment les TPME.

(ats)

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