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RecoursCarPostal dérange les concurrents français

La société, qui aurait faussé la concurrence sur le marché des transports publics de l'Isère, a fait appel de sa condamnation.

Daniel Landolt contredit les affirmations selon lesquelles CarPostal est déficitaire.
Daniel Landolt contredit les affirmations selon lesquelles CarPostal est déficitaire.
Keystone

Le directeur général de CarPostal Suisse est très confiant que son recours contre une décision de la justice française sera accepté.

Le Tribunal de commerce de Lyon a condamné en septembre dernier sa filiale CarPostal France à payer 10,6 millions d'euros de dommages et intérêts à trois transporteurs rhônalpins. Selon le tribunal, la société a faussé la concurrence sur le marché des transports publics de l'Isère en bénéficiant d'aides d'Etat illicites par le biais de la Poste Suisse.

Dans une interview parue mardi dans Le Temps, le directeur de CarPostal Daniel Landolt ne peut pas s'imaginer que le recours soit rejeté. L'accord de libre-échange de 1972 avec l'UE invoqué par le tribunal de Lyon ne concerne pas le transport des voyageurs, souligne Daniel Landolt: «Il ne s'applique donc pas à nos activités en France. Et il n'y a eu ni aide de l'Etat, ni distorsion de la concurrence de notre part».

«Montant recalculé»

Si le jugement était en revanche confirmé, «le montant démesuré des dédommagements serait sans doute recalculé», pronostique le directeur de CarPostal. Cela n'aurait aucune conséquence sur les autres contrats en cours ou la licence de transports de CarPostal en France, le jugement de Lyon ne portant que sur les appels d'offres en Isère, ajoute-t-il.

Pour lui, cette affaire montre que CarPostal dérange les concurrents français «bien installés sur leur territoire». Daniel Landolt contredit aussi les affirmations de ses adversaires selon lesquelles CarPostal est déficitaire. «Nos affaires sont rentables depuis 2012», souligne-t-il. «Nous planifions une progression durable au-delà de 2020. La croissance de notre chiffre d'affaires est de 10 à 15% par an.»

Il réfute en outre les accusations de sous-enchère: «Notre objectif est de gagner de l'argent, pas d'en perdre année après année, ce qui serait le cas si nous faisions du dumping». Daniel Landolt ajoute que CarPostal respecte aussi bien la législation française que les objectifs fixés par le Conseil fédéral, à savoir de ne pas prendre de risques exagérés et d'avoir une rentabilité durable.

ats

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