Passer au contenu principal

«Mon souci, c'est que le parti oublie de jouer son rôle de leader progressiste »

Christian Levrat quitte la présidence du PS suisse. Il dit tout sur sa recette stratégique, les femmes en politique et la montée des Verts.

A 37 ans, Christian Levrat est élu à la tête du Parti socialiste suisse, à Bâle. Il succède à Hans-Jürg Fehr, et a déjà une longue carrière de syndicaliste et de politicien derrière lui. Son sens tactique lors de l'éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral avait été remarqué. Le Fribourgeois annonce alors un objectif: que son parti relève la tête après l'échec enregistré aux élections fédérales d'octobre 2007, qualifié de pire revers électoral de l'après-guerre. Au niveau national, le parti avait récolté 19,5% des voix, en perdant presque 4 points de pourcentage.
A 37 ans, Christian Levrat est élu à la tête du Parti socialiste suisse, à Bâle. Il succède à Hans-Jürg Fehr, et a déjà une longue carrière de syndicaliste et de politicien derrière lui. Son sens tactique lors de l'éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral avait été remarqué. Le Fribourgeois annonce alors un objectif: que son parti relève la tête après l'échec enregistré aux élections fédérales d'octobre 2007, qualifié de pire revers électoral de l'après-guerre. Au niveau national, le parti avait récolté 19,5% des voix, en perdant presque 4 points de pourcentage.
KEYSTONE
Le Fribourgeois a été élu au premier tour lors d'une élection complémentaire pour le Conseil des Etats, pour remplacer le nouveau conseiller fédéral Alain Berset. Avec 54,2% des voix, il n'a laissé aucune chance à son principal concurrent, Jacques Bourgeois. Il devient le premier Gruérien à occuper ce siège. Aux élections fédérales de 2011, la gauche s'était déjà renforcée dans son canton. Mais au niveau suisse, le parti a connu un léger recul, avec 18,7% des voix. Il maintiendra ce résultat en 2015 (18,8%), avant d'enregistrer un nouvel échec cette année.
Le Fribourgeois a été élu au premier tour lors d'une élection complémentaire pour le Conseil des Etats, pour remplacer le nouveau conseiller fédéral Alain Berset. Avec 54,2% des voix, il n'a laissé aucune chance à son principal concurrent, Jacques Bourgeois. Il devient le premier Gruérien à occuper ce siège. Aux élections fédérales de 2011, la gauche s'était déjà renforcée dans son canton. Mais au niveau suisse, le parti a connu un léger recul, avec 18,7% des voix. Il maintiendra ce résultat en 2015 (18,8%), avant d'enregistrer un nouvel échec cette année.
KEYSTONE
Aux élections fédérales, la force électoral du PS tombe à 16,8%. Christian Levrat se console avec l'avancée globale de la gauche et le fait que la majorité PLR-UDC au Conseil national a été renversée. Mais cela est dû au succès des Verts. “J'ai un oeil qui rit et un oeil qui pleure”, admet le sénateur.
Aux élections fédérales, la force électoral du PS tombe à 16,8%. Christian Levrat se console avec l'avancée globale de la gauche et le fait que la majorité PLR-UDC au Conseil national a été renversée. Mais cela est dû au succès des Verts. “J'ai un oeil qui rit et un oeil qui pleure”, admet le sénateur.
KEYSTONE
1 / 6

Christian Levrat quittera la présidence du Parti socialiste suisse en avril prochain. Entretien.

Votre départ n’est pas lié aux résultats des dernières élections. Vous l’aviez planifié bien avant. Mais après douze ans à la tête du PS, ressentez-vous une forme d’usure?

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.