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SuisseBurkhalter publie un livre sur l'enfance et l'espoir

L'ancien conseiller fédéral va publier un livre consacré à la cause de l'enfance à travers le monde. Il explique sa genèse dans la presse.

Didier Burkhalter, au moment de faire ses adieux au Parlement le 27 septembre dernier.
Didier Burkhalter, au moment de faire ses adieux au Parlement le 27 septembre dernier.
Keystone

Quelques semaines après avoir quitté le Conseil fédéral, Didier Burkhalter s'apprête à publier un livre consacré à la cause de l'enfance à travers le monde. Publié par les Editions de l'Aire à Vevey, l'ouvrage sortira le 10 décembre. «Enfance de terre» est un recueil de récits inspirés des rencontres que l'ex-ministre des Affaires étrangères a pu faire sur les cinq continents au fil de sa carrière.

Un livre que le Neuchâtelois a commencé d'écrire un jour après son départ du Conseil fédéral, a-t-il confié dans une interview accordé aux journaux neuchâtelois L'Express et L'Impartial et publié sur le site arcinfo.ch. «Dès le 1er novembre, j’ai ressenti l’envie d’écrire comme si une rivière, jusque-là par trop canalisée, était finalement libérée», raconte-t-il.

Une nouvelle carrière?

Une nouvelle carrière qui commence? Didier Burkhalter explique avoir eu beaucoup de plaisir dans cette aventure: «J’aime faire naître des histoires, exprimer la vie et le temps qui passe, mettre en mots la condition humaine et l’espoir. Peut-être bien qu’il s’agit là d’une définition de l’écrivain.»

«Ce sont des histoires de vies, dans un milieu plus difficile qu'en Europe occidentale», précise son éditeur Michel Moret. Le tout est porté par un style sobre, avec une fibre poétique, selon lui. «Des phrases épurées, ciselées, avec une efficacité et une émotivité à fleur de peau. Ça lui ressemble». Fil rouge de ce «dialogue avec la nouvelle génération», la nécessité de maintenir la flamme de l'espoir chez ces jeunes. Didier Burkhalter a d'ailleurs entretenu une correspondance avec certains d'entre eux.

L'ex-chef des Affaires étrangères explique avoir eu l'idée de ces portraits d'enfants depuis longtemps. «J’avais enfoui dans mon cœur ces histoires débordantes de détresse et d’espoir, et je savais que j’allais les libérer un jour. Non pas seulement pour moi, mais surtout pour toutes les enfances difficiles et courageuses de la Terre.»

Récits semi-fictifs

Didier Burkhalter relève que ce sont des récits fictifs, basés sur ses souvenirs, mais sur un fondement de réalités qu'il a vécues. «Cela nous emmène, par exemple, de la Colombie au Burkina Faso, en passant par le Myanmar, la Jordanie, la Géorgie, l’Ukraine, la France, le Kosovo, la Tunisie, et l’Océanie. Et puis, il y a, en toile de fond, la Suisse, notre merveilleux pays qui ne se rend pas toujours entièrement compte de sa chance, ainsi que des organisations humanitaires et des programmes de coopération internationale qui forcent le respect.»

L'ancien chef du DFAE explique se lever souvent la nuit pour noter une idée. «Une idée qui m’a traversé l’esprit comme un éclair ou, parfois, comme une étoile filante qu’il faut vite mettre sur le papier avant qu’elle ne quitte sa lumière pour se contenter de l’ombre», dit-il très poétiquement. Il indique écrire sur des feuillets qui occupent tout son bureau, «sans gêne, comme des feuilles tombées des arbres en automne, qui s’amusent à tapisser le sol. »

Ce petit livre (128 pages) a été tiré dans un premier temps à 5000 exemplaires. Selon son éditeur, les stocks sont presque épuisés avant même sa sortie officielle.

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