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NucléaireBeznau est déconnectée pour une longue révision

La révision annuelle du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Beznau a débuté jeudi.

Pendant les travaux de révision, des mesures par ultrasons de la cuve du réacteur 2 seront réalisées, a indiqué jeudi 13 août Axpo, exploitant de la centrale.
Pendant les travaux de révision, des mesures par ultrasons de la cuve du réacteur 2 seront réalisées, a indiqué jeudi 13 août Axpo, exploitant de la centrale.
Keystone

Le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Beznau, à Döttingen (AG), est déconnecté du réseau dès vendredi pour sa révision annuelle. Les travaux se prolongeront jusqu'au 24 décembre après la découverte de défaillances dans la cuve de pression du réacteur 1.

Pendant les travaux de révision, des mesures par ultrasons de la cuve du réacteur 2 seront réalisées, a indiqué jeudi 13 août Axpo, exploitant de la centrale. Les travaux seront effectués sous le contrôle de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN). Analyse ordonnée en 2013

Cette analyse par ultrasons de la cuve de pression avait été ordonnée en 2013 par l'IFSN. Réalisée sur la cuve du réacteur 1, elle a permis de déceler des défaillances. Le 16 juillet, Axpo a annoncé la prolongation de la révision de trois mois du réacteur 1.

Le 22 juillet, l'IFSN a demandé un examen en profondeur et une évaluation de ces mesures par ultrasons. Le réacteur 1 ne pourra redémarrer que lorsque la sécurité de la cuve de pression sera garantie.

Experts internationaux

L'IFSN a prévu de faire appel à des experts internationaux. Elle est aussi en contact avec les autorités belges, car des fissures dans le matériau de base ont été découvertes en 2012 dans deux centrales nucléaires belges. Il s'agit de vérifier s'il y a des similitudes avec le cas de Beznau.

Le 22 juillet, Greenpeace a estimé que la fermeture pure et simple de Beznau 1 serait «la solution la plus raisonnable». L'organisation écologiste est d'avis que les problèmes découverts sur ce réacteur vieux de 46 ans diminuent la résistance de la cuve de pression, ce qui augmente le risque d'accident.

Ultrasons

Greenpeace a aussi demandé que des examens par ultrasons soient réalisés dans toutes les centrales nucléaires suisses. L'IFSN estime que ce n'est pas nécessaire, car les centrales de Mühleberg et Gösgen ont déjà été examinées et qu'aucune anomalie n'a été détectée.

A la centrale de Leibstadt, le matériau de la cuve de pression n'est pas forgé, mais laminé. C'est pourquoi il n'y a pas de raison d'effectuer des analyses ultrasons.

ats

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