Berne ne veut pas imposer le décryptage à WhatsApp

SuisseLe Conseil fédéral refuse d'interdire le chiffrement de bout en bout des applications de messagerie, qui pose des défis en matière de sécurité intérieure.

Les technologies de cryptage rendent plus difficiles les possibilités de surveillance.

Les technologies de cryptage rendent plus difficiles les possibilités de surveillance. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les services comme WhatsApp ne devraient pas rendre accessibles aux autorités de poursuite pénale helvétiques les chats et les conversations téléphoniques chiffrés. Le Conseil fédéral n'entend pas interdire le chiffrement de bout en bout, répond-il jeudi au conseiller aux États Josef Dittli (PLR/UR).

Risques et défis

Le ministre de l'Intérieur allemand Horst Seehofer veut forcer les fournisseurs de messagerie tels que WhatsApp, Telegram ou Threema à enregistrer les communications de leurs clients et à les transmettre aux autorités sous forme lisible.

Les technologies de cryptage présentent des risques et des défis pour la sécurité intérieure et la poursuite pénale. Elles réduisent considérablement les possibilités de surveillance, mais ne les rendent pas impossibles, souligne le Conseil fédéral.

Protéger les données

L'utilisation de «programmes informatiques spéciaux» permet de surveiller des appareils. Les données cryptées peuvent être rendues lisibles. La forensique informatique permet aussi d'extraire directement ces données de téléphones mis sous séquestre. L'utilisation des programmes spéciaux par les autorités doit être ordonnée par un ministère public.

Par ailleurs, le gouvernement rappelle que les citoyens et l'économie doivent pouvoir compter sur des technologies efficaces pour protéger leurs données dans la cadre de la communication numérique. Le service de renseignement doit aussi pouvoir recourir à des technologies de cryptage de pointe pour protéger ses données de tout accès indu et pour permettre une communication sûre. (ats/nxp)

Créé: 14.11.2019, 15h21

Articles en relation

WhatsApp poursuit une entreprise d'espionnage

Etats-Unis WhatsApp a dévoilé mardi le responsable d'une cyberattaque survenue en mai. Il s'agit de NSO, une société israélienne spécialisée dans les logiciels d'espionnage. Plus...

Médire sur Whatsapp ne justifie pas de se faire virer

Justice La Cour suprême de Zurich a donné tort à une entreprise qui avait licencié une employée après avoir lu ses conversations privées sur Whatsapp. Plus...

Facebook s'installe à Londres pour WhatsApp

Monde Le Brexit n'aura pas eu raison du centre technologique de Londres qui accueillera bientôt le siège de WhatsApp pour ses activités de paiement en ligne. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Le Conseil fédéral contre l'interdiction totale de la pub pour le tabac
Plus...