«Le Temps» va déménager à Lausanne

MédiasLe quotidien romand déménagera au cours du deuxième trimestre 2015, mais le journal conservera une rédaction régionale à Genève.

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On connaît ce mercredi 10 septembre le remplaçant de Pierre Veya à la rédaction en chef du Temps. Il s'agit de Stéphane Benoit-Godet, qui dirige actuellement la rédaction de Bilan, premier magazine économique de Suisse romande, annonce l'éditeur Tamedia.

Le nouvel homme fort du quotidien genevois prendra ses fonctions le 1er avril 2015. Âgé de 44 ans, Stéphane Benoit-Godet a déjà travaillé pour Le Temps (1998), dont il a dirigé la rubrique économique pendant trois ans, avant d’être nommé à la tête de la rédaction de Bilan en 2006.

En regroupant les forces du journal dans la capitale vaudoise, l'éditeur veut créer des synergies avec L'Hebdo et Edelweiss, deux autres de ses titres. Les trois publications disposeront d'une «newsroom» commune.

La solution du déménagement à Lausanne, au siège de Ringier Romandie, est la seule, selon l'éditeur alémanique, qui permette d'exploiter au mieux le potentiel de synergies. Pour l'instant, aucun licenciement n'est planifié au Temps, qui emploie quelque 140 collaborateurs. Mais rien n'est exclu sur le plus long terme.

La réorganisation, qui deviendra effective au cours du deuxième trimestre 2015, pourrait révéler des doublons qui pourraient mener à des suppressions d'emplois. Ringier, par la voix de sa porte-parole Danja Spring, a toutefois assuré qu'en cas de licenciements, des mesures d'accompagnement seraient envisagées.

Comme à Zurich

A Lausanne, Ringier va faire comme à Zurich avec le groupe Blick, en mettant sur pied une «newsroom» où seront réunies les rédactions du Temps, de L'Hebdo et d'Edelweiss. Les trois titres pourront tirer parti de cette plate-forme pour échanger du contenu. En revanche, ils resteront indépendants sur le plan publicitaire.

Les journalistes du Temps veulent être associés à la mise en place de la nouvelle collaboration qui va s'instaurer via la «newsroom». Ils ont rencontré mercredi à Genève pendant une heure trente les responsables de Ringier et du journal, a indiqué Anouch Seydtaghia, porte-parole de la Société des rédacteurs et du personnel.

Marc Walder, directeur général du groupe Ringier, Daniel Pillard, directeur de Ringier Romandie et Stéphane Garelli, président du conseil d'administration du Temps, n'ont pas donné d'éléments concrets sur cette collaboration au jour le jour. Ce changement doit se faire «avec nous», affirme Anouch Seydtaghia.

En revanche, les trois responsables ont promis de respecter la ligne éditoriale du Temps. Les collaborateurs ne sont «pas contents» du déménagement à Lausanne, notamment par rapport au poids de Genève en matière de finance et de relations internationales. Une rédaction régionale d'une dizaine de places sera maintenue au bout du lac.

«Vers l'avenir numérique»

Ringier entend consolider Le Temps et le conduire «vers l'avenir numérique». L'offre du quotidien sur internet sera considérablement étoffée. Un groupe de projet va être mis sur pied afin «de donner forme aux changements prévus» et les mettre en oeuvre, a fait savoir l'éditeur alémanique.

Le Temps avait été mis en vente en octobre 2013 par ses deux actionnaires principaux, Ringier et Tamedia. En avril dernier, Ringier, qui détenait déjà 46,25% du journal, s'est décidé à racheter les parts de Tamedia (46,25%). La Commission de la concurrence a donné la semaine dernière son feu vert à l'opération.

Le capital restant du Temps qui n'est pas en main de Ringier est détenu par le banquier genevois Claude Demole (3%), la Société des rédacteurs et du personnel du Temps (2,4%) et la Société éditrice du «Monde» (2,1%). Le Temps, qui a vu le jour en 1998, compte 99'000 lecteurs (MACH Basic 2014-2) et est tiré à 39'716 exemplaires.

Impressum a fait part de son «inquiétude pour l'emploi». Le syndicat des journalistes regrette que la rédaction et les collaborateurs n'aient pas été associés plus tôt aux changements envisagés par la direction. (ATS/nxp)

Créé: 10.09.2014, 14h32

Les journalistes veulent être consultés

Les journalistes du "Temps" veulent être associés à la mise en place de la nouvelle collaboration qui va s'instaurer via la newsroom à Lausanne. Ils ont rencontré mercredi à Genève pendant 1h30 les responsables de Ringier et du journal.

Les collaborateurs ne sont par ailleurs "pas contents" du déménagement à Lausanne, notamment par rapport au poids de Genève en matière de finance et de relations internationales.

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