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COP 24«On avance, mais c'est très dur», dit Leuthard

Selon la cheffe du Département fédéral de l'environnement, «la Suisse n'approuvera pas des règles affaiblies» en termes de réduction des émissions.

«Sans objectifs nationaux et sans règles contraignantes [sur la réduction des émissions], le processus n'est pas crédible», a précisé la ministre suisse. à la COP 24 sur le climat.
«Sans objectifs nationaux et sans règles contraignantes [sur la réduction des émissions], le processus n'est pas crédible», a précisé la ministre suisse. à la COP 24 sur le climat.
AFP

«Notre objectif est de définir le calcul des buts nationaux» de réduction des émissions. «On avance, mais c'est très dur», a déclaré mercredi Doris Leuthard, présente à la COP 24 sur le climat. Une certitude, «la Suisse n'approuvera pas des règles affaiblies».

«Beaucoup d'Etats n'aiment pas la transparence ou exigent des règles spéciales» pour eux, a expliqué la cheffe du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC), interrogée par Keystone-ATS.

«Mais nous avons aussi beaucoup de contacts avec des pays qui veulent que les données fournies par les différents Etats soient crédibles et transparentes», a-t-elle ajouté. «Nous sommes prêts à nous rallier, mais pas à n'importe quel prix. Sans objectifs nationaux et sans règles contraignantes, le processus n'est pas crédible», a insisté la ministre suisse.

L?Accord de Paris sur le climat engage tous les pays à agir dès 2020 pour protéger le climat en fonction de leur responsabilité et de leurs moyens. Les Etats sont tenus de formuler tous les cinq ans un objectif plus ambitieux de réduction des émissions des gaz à effet de serre et de prendre des mesures pour l?atteindre.

Les règles adoptées devront notamment mettre en place des dispositions uniformes concernant la description de l?objectif de réduction national et le décompte des émissions et des réductions réalisées. Elles devront s?appliquer de manière universelle, pour les pays pauvres comme pour les gros émetteurs de CO2.

Crainte d'un message «désastreux»

Le secrétaire général de l'ONU a estimé plus tôt dans la journée que les pays participant à la conférence de Katowice en Pologne enverraient un message «désastreux» au monde s'ils ne parviennent pas à s'entendre sur les règles de mise en oeuvre de l'Accord de Paris.

Antonio Guterres a rappelé aux délégués des 130 pays présents qu'il leur reste moins de trois jours pour rassembler leur courage politique et faire les compromis et sacrifices nécessaires à un accord.

Trois ans après la signature, par plus de 190 pays, de l'Accord de Paris, qui vise à maintenir le réchauffement climatique mondial en dessous de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, les participants peinent à trouver les moyens de convertir cet objectif en politiques concrètes.

Confiante pour «une solution» en Suisse

Interrogée sur la crédibilité de la Suisse après le rejet mardi par le Conseil national de la loi sur le CO2 qui devait permettre de respecter les engagements de cet accord de Paris, Mme Leuthard s'est dite confiante en la capacité du Conseil des Etats à trouver «une solution». «On sait que les processus politiques durent en Suisse».

La cheffe du DETEC a aussi plaidé en faveur d?une réglementation des flux financiers permettant de mieux protéger le climat. Elle a souligné la nécessité d?accroître les incitations à investir dans les énergies renouvelables plutôt que dans les énergies fossiles.

ats

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