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MigrantsL'Autriche loue la politique suisse en matière d'asile

Sebastian Kurz, ministre autrichien des affaires étrangères, estime que l'aide humanitaire système suisse dispose du meilleur système dans la gestion de l'asile.

Sebastian Kurz ne cache pas son admiration avec la politique suisse en matière d'asile
Sebastian Kurz ne cache pas son admiration avec la politique suisse en matière d'asile
Keystone

L'Autriche loue la manière dont la Suisse gère à son niveau la crise migratoire. L'aide humanitaire prodiguée au plus près des pays en guerre est la meilleure voie possible, juge vendredi dans le Blick le chef de la diplomatie autrichienne Sebastian Kurz.

«La Suisse a toujours eu pour vocation d'être active dans l'aide humanitaire sur place et continue à l'être», estime M. Kurz. Il s'agit, selon lui, du meilleur système et non pas celui d'admissions illimitées au centre de l'Europe.

Aide en amont

«La politique des frontières ouvertes qui permet à tout un chacun de circuler en Europe comme bon lui semble est une politique erronée», observe le ministre conservateur, quand bien même «une grande part» des migrants provient de pays en guerre.

«Lorsque l'objectif de la plupart d'entre eux est de se fixer en Allemagne, en Suède ou en Autriche parce qu'ils sont conscients que l'asile leur sera refusé en Grèce, en Macédoine, en Serbie, en Croatie ou en Slovénie, nous devons nous poser quelques questions». D'autant que les trois quarts des réfugiés sont des hommes jeunes et que femmes, enfants ou personnes âgées restent dans leurs pays d'origine, s'interroge M. Kurz.

«Nous devons d'abord leur venir en aide en amont, directement dans les pays en crise», ajoute-t-il. «Nous devrions les enregistrer de manière ciblée directement en Syrie». Il ne faut pas simplement laisser passer ceux qui sont assez forts pour survivre au voyage et qui peuvent graisser la patte aux passeurs, note-t-il.

Contenir une nouvelle vague

«Beaucoup veulent tenter leur chance en Europe, en quête d'une vie meilleure en Allemagne, Autriche ou Suède. S'ils savaient qu'ils ne peuvent plus se diriger aussi facilement vers l'Allemagne, les passeurs engrangeraient également moins d'argent. Nous ne pouvons tout simplement plus continuer de la sorte», dit-il.

A la question de savoir si l'Autriche entend fermer à l'avenir ses frontières au sud du pays, Sebastian Kurz répond que «le but est de contenir au mieux une nouvelle vague de réfugiés en provenance d'Italie mais qu'aucune base légale ne le permet pour l'heure.»

L'Autriche en fait déjà trop

«Ces personnes devraient être prises en charge en Grèce ou dans le sud de l'Italie et là on déciderait de leur sort: qui a le droit ou non à l'asile. Si c'est non, ils devraient alors être renvoyés. Les migrants ne devraient pas non plus pouvoir choisir un pays en Europe, là où les conditions d'accueil sont les meilleures».

En conclusion, le chef de la diplomatie autrichienne plaide pour un accès «humain mais réaliste». «Avec la somme dépensée sur un an en Europe pour la prise en charge d'un seul migrant, nous pourrions aider une vingtaine de réfugiés au Liban», selon son estimation.

En 2015, l'Autriche a enregistré 90'000 migrants. Pour M. Kurz, l'afflux illégal doit être stoppé. «Avec notre limite à 37'500 migrants par an, notre contribution est déjà disproportionnée».

ats

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