Attention au cocktail de pesticides dans les fraises

AgricultureSelon Greenpeace, certaines baies cultivées en Suisse seraient impropres à la consommation pour les enfants en bas âge.

Les baies analysées proviennent des fraisières de Thurgovie et du Seeland, ainsi que de barquettes achetées dans différents points de vente en Suisse.

Les baies analysées proviennent des fraisières de Thurgovie et du Seeland, ainsi que de barquettes achetées dans différents points de vente en Suisse. Image: Philippe Maeder

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Les résultats ont de quoi faire frémir les amateurs de ces petites baies rouges et parfumées, dont la saison bat son plein sur les marchés. Sur les treize échantillons de fraises suisses de culture traditionnelle analysés par Greenpeace, douze contenaient des pesticides. Et huit échantillons contenaient quatre pesticides, voire plus. Un cocktail dont les effets sur l’organisme ne sont pas bien connus, rappelle l’organisation écologiste, qui qualifie ces résultats d’alarmants. Seuls les trois échantillons de fraises provenant de culture biologique n’ont révélé aucune trace de tels produits.

«Compte tenu de la sévérité des directives de fabrication, seuls les échantillons bio et un seul des échantillons conventionnels conviendraient à la fabrication d’aliments pour bébés et enfants», s’alarme Greenpeace, qui précise encore: «Les valeurs mesurées dans deux des échantillons sont inquiétantes pour les enfants qui ont une consommation particulièrement élevée de fraises.»

Analyses dans un labo allemand

Les baies analysées proviennent des fraisières de Thurgovie et du Seeland, ainsi que de barquettes achetées dans différents points de vente en Suisse. Elles ont été analysées par un laboratoire allemand. Trois des substances actives le plus souvent retrouvées (l’iprodione, le krésoxim-méthyle et la thiaclopride) sont soupçonnées d’être cancérogènes. Elles ont été trouvées dans sept échantillons, trois fois par deux et quatre fois par trois.

Greenpeace a également fait analyser des échantillons de plantes et de sols provenant des fraisières suisses. Là aussi, les résultats sont impressionnants: pas moins de vingt pesticides différents ont été trouvés dans les huit échantillons de fraisières: quinze fongicides, trois insecticides, un herbicide et un produit de lutte contre les oiseaux. Deux produits ne sont plus autorisés en Suisse. Les valeurs mesurées font penser qu’il s’agit de traces d’anciens traitements. Et cinq produits n’ont pas d’autorisation pour la culture des fraises!

Greenpeace s’est fortement engagée contre l’utilisation des pesticides dans l’agriculture et lance un nouvel appel pour que les agriculteurs renoncent à leur utilisation. Des précédentes analyses avaient mis en évidence des concentrations alarmantes dans les pommes.

Créé: 22.06.2016, 22h19

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