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Les assureurs vont faire payer les clubs amateurs

Les associations de sport amateures doivent assurer leurs membres salariés contre les accidents. Mais les assureurs les refusent ou exigent des primes exorbitantes.

Les clubs amateurs doivent avoir des assurances accidents. Mais les assureurs n'en veulent pas, car jugés trop risqués.
Les clubs amateurs doivent avoir des assurances accidents. Mais les assureurs n'en veulent pas, car jugés trop risqués.
Keystone

Les clubs de sport amateurs risquent de voir leurs charges grimper dans le sillage de l'annonce de la SUVA. La caisse d'assurance accidents a prévenu qu'elle n'allait plus couvrir les blessures des sportifs salariés dès 2018. Elle les considère désormais comme des accidents de loisirs.

Jusqu'à présent, la SUVA fermait généreusement les yeux et assurait à bien plaire les accidents déclarés lors de matches ou d'entraînements. Mais dorénavant, elle renvoie ces dossiers aux assurances privées que les clubs auraient dû normalement contracter, explique la Neue Zürcher Zeitung.

Avertissements aux clubs

Peu de clubs y ont souscrit bien que l'obligation existe depuis des années. La SUVA ne peut légalement plus assurer les sportifs amateurs salariés. Comme le résume Urs Dickerhof, président la fédération de football de Suisse centrale, cette décision va avoir de lourdes conséquences. «De nombreuses associations sportives ignoraient qu'elles devaient assurer leurs membres et leur personnel si ceux-ci gagnaient plus de 2300 francs par an.»

Les rappels à l'ordre se multiplient dans les clubs en cette fin d'année, qui se voient pressés de régulariser leur situation. Le problème est plus aigu dans les ligues inférieures, même si certaines équipes de catégorie supérieure préféraient investir leurs primes d'assurances ailleurs.

De lourdes factures

Les associations sportives jouent gros en cas de contrôle. Comme le rappelle Urs Dickerhof, sa fédération a dû payer 35'000 francs en 2016 et un club a dû régler 25'000 francs de primes. Ces sommes correspondaient à des arriérés sur cinq ans.

Même les associations en règle ont vu leurs factures grimper. Comme le FC Baden, qui a vu ses primes s'envoler après une série de blessures ces dernières années. Les sports de balle sont en effet considérés comme des activités à risques avec un taux élevé d'accidents et des blessures à forts coûts.

Les assureurs disent «non»

Dans ces conditions, les assureurs privés renâclent à couvrir des footballeurs, des hockeyeurs ou encore des handballeurs. Une situation d'autant plus frustrante pour la Fédération Suisse de Hockey qui ne s'est pas laissée surprendre, elle qui a déjà averti ses affiliés en mars 2016.

«Nous avons demandé au représentant d'une assurance qui nous soutient comme sponsor. Sa direction lui a intimé l'ordre de ne pas s'en occuper», a confirmé Walter Widmer, membre de la président du BSV Stans, club de handball de ligue nationale B.

Les fédérations sportives ont toutefois une porte de sortie. Après trois refus, elles peuvent se tourner vers la caisse supplétive de l'Assurance accidents obligatoire (LAA). Cette dernière est une fondation des assureurs privés, qui peut attribuer à un assureur les clubs qui ont pas réussi à faire assurer leurs membres.

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