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L'armée interdit les cigarettes au chanvre légal

L'armée réagit au boom du cannabis légal et bannit les cigarettes au cannabidiol. Qui restent toutefois autorisées lors des sorties.

Pas question de laisser l'«herbe» envahir les rangs de l'armée.
Pas question de laisser l'«herbe» envahir les rangs de l'armée.
Keystone

L'armée suisse part en guerre contre un ennemi qui a infiltré ses rangs. Le cannabis cannabidiol, ou CBD, se trouve dans le viseur de l'Etat-major qui en a interdit depuis juin la consommation et la possession durant les heures de service et les pauses, comme le rapporte le Tages-Anzeiger dans son édition du 21 novembre.

Les contrevenants seront châtiés pour non-respect des règlements. Les produits à base de CBD sont en revanche autorisés lors des permissions et des sorties. Comme le rappellent les forces armées, est interdite toute substance dont les effets impactent par la suite les heures de service. Le cannabis légal est donc mis sur le même pied d'égalité que l'alcool.

Recommandations de l'OFSP

Une mise au point bienvenue pour de nombreux cadres. «L'odeur de ces cigarettes ne se différencie pas d'un joint classique. Pour les officiers, il est très difficile de faire la différence entre la consommation de CBD légal et de THC prohibé», avait raconté un commandant de bataillon dans la revue Soldat suisse. Les produits à base de chanvre légal sont autorisés pour autant que leur teneur en tétrahydrocannabinol, ou THC, soit inférieure à 1%

Le chef de l'armée Philippe Rebord se base sur les recommandations de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). En outre, les consommateurs doivent être très prudents lorsqu'ils franchissent une frontière puisque les limites légales varient selon les pays. La douane allemande a rappelé cet été aux Suisses que l'importation de produits à base de CBD est illégale outre-Rhin, sans exception.

La justice militaire sévit

La justice militaire s'est déjà penchée sur les cas de prises de stupéfiants. En septembre, elle a jugé trois soldats qui avaient causé un accident de blindés sur la place d'armes de Bure (JU) il y a sept ans et provoqué 26 blessés. Un des conducteurs avait encore dans son organisme des traces de cannabis THC, de cocaïne et d'ecstasy. Reconnus partiellement coupables, les trois prévenus ont été condamnés à payer les frais de justice.

Lors du WEF de Davos en 2016, des tests avaient révélé que douze soldats avait fumé du cannabis et que cinq d'entre eux avaient également consommé de la cocaïne.

Pas de statistiques

La question agite également les milieux politiques. Le conseiller aux Etats Daniel Jositsch (PS/ZH) demande depuis plusieurs années l'introduction dans l'armée de tests préventifs de détection de stupéfiants. Le Conseil national y a déjà mis son veto.

Le Département fédéral de la défense de la protection de la population et des sports (DDPS) n'a pas de statistiques sur le nombre de cas découverts chaque année dans ses rangs. La détention de moins de dix grammes de cannabis peut faire l'objet d'une procédure disciplinaire avec arrêt de rigueur et amende. Au-delà, les cas sont signalés aux forces de l'ordre.

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