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TrainsAmendes en vue pour les bagages sur les sièges?

L'association Pro Bahn exige des contrôles plus stricts voire des amendes contre les passagers qui accaparent les sièges libres de trains avec leurs affaires.

Que faire avec ses valises dans le train? C'est souvent une source de conflit avec les autres passagers.
Que faire avec ses valises dans le train? C'est souvent une source de conflit avec les autres passagers.
Keystone

Les pendulaires le savent bien car c'est régulièrement une source de discorde entre passagers, en particulier aux heures de pointe, lorsque les wagons sont bondés: un voyageur demande poliment (ou pas) à un autre passager de retirer ses bagages du siège à côté de lui pour pouvoir s'asseoir. Celui-ci obtempère souvent, mais parfois râle, ne sachant pas ou placer son encombrante valise. Et le ton monte parfois.

Du coup, Karin Blättler, présidente de Pro Bahn, l'association qui défend les intérêts des usagers des transports publics, en a marre. Elle exige désormais que les contrôleurs et le personnel de sécurité sévissent davantage auprès des passagers indélicats. Ils doivent plus contrôler que bagages et vêtements ne traînent pas sur les sièges libres, réclame-t-elle, dans 20 Minuten lundi. Ils devraient également attirer l'attention des gens sur ce problème. Et si ces mesures ne servent à rien, il faudrait songer alors à infliger des amendes, exige-t-elle.

Conflits récurrents

Car «ces conflits sont récurrents», souligne Karin Blättler. Pour en avoir le coeur net, elle a elle-même tenté de prendre pendant un mois le train en bloquant un siège avec des bagages. «J'ai très vite arrêté l'expérience tant je n'arrivais plus à supporter les réactions énervées des passagers», raconte-t-elle.

Son expérience lui a aussi permis de juger les comportements des voyageurs qui parfois monopolisent quatre sièges avec leurs affaires en s'asseyant sur les places extérieures des banquettes, souvent près d'une sortie en plus, gênant ainsi le passage. Elle s'énerve aussi après les passagers qui occupent des sièges avec leurs affaires et qui attendent que quelqu'un leur demande si la place est libre pour retirer lesdites affaires. «Souvent, les gens qui effectuent des trajets courts préfèrent rester debout plutôt que de devoir affronter soupirs ou remarques désobligeantes», déplore-t-elle.

Les CFF ne bougeront pas

Mais du côté des CFF, on n'est pas prêt à prendre des mesures supplémentaires ou à parler d'amendes, comme le souhaiterait Karin Blättler. Car le règlement actuel est déjà clair. Il prévoit que chaque passager n'occupe qu'un seul siège avec son billet de transport. Et qu'il doit payer un billet à moitié prix s'il souhaite occuper une place avec ses bagages. Toute violation de ce règlement peut conduire à l'exclusion du train, voire à des demandes de dommages ou de suppléments.

Selon le porte-parole des CFF, Stephan Wehrle, pas besoin d'en faire davantage car la plupart du temps, il n'y a pas besoin de sévir. «Parfois, on demande à certains passagers de payer un billet à moitié prix dans les trains bondés», confie-t-il. Mais c'est rare, selon lui. Il en appelle à la tolérance: «dans 95% des cas, les passagers libèrent les sièges sans problème, quand on le leur demande poliment.»

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