Alliance pour la réforme de la loi sur les armes

Votations 19 maiA l'exception de l'UDC, tous les partis politiques défendent la révision de la loi sur les armes et la garantie de l'accord de Schengen/Dublin.

Olivier Français (PLR/VD) explique ce que la directive européenne sur les armes à feu apporte à la Suisse et les conséquences d'un éventuel refus.

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La révision de la loi sur les armes renforcera la sécurité en Suisse. Mais elle permettra aussi de garantir le maintien de l'accord de Schengen/Dublin. Les partisans de la réforme soumise au vote le 19 mai sont passés à l'offensive mardi.

Les enjeux sont importants et toutes les forces sont nécessaires pour défendre cet objet, ont indiqué devant la presse les membres du comité interpartis réunissant PLR, PS, PDC, PVL, Verts, PBD et PEV. Les campagnes sont indépendantes et les arguments différents, mais l'objectif est le même, ont-ils expliqué. L'UDC, à l'origine du référendum avec les milieux du tir, est seule à prôner le non.

Aussi sur l'accord de Schengen/Dublin

La votation ne porte pas seulement sur les armes, mais également sur l'accord de Schengen/Dublin. La Suisse doit mettre en oeuvre la nouvelle directive européenne sur les armes si elle veut rester dans l'alliance. En cas de «non», la coopération prendra fin automatiquement, à moins que tous les Etats de l'UE et la Commission européenne acceptent, dans les 90 jours suivant la notification helvétique, de faire une concession à la Suisse.

L?Europe entière est encore sous la menace terroriste et des mesures communes sont nécessaires, a expliqué le conseiller aux Etats Daniel Jositsch (PS/ZH). Sans ces accords, la Suisse serait confrontée à un problème de sécurité important et se retrouverait isolée sur le plan international. Il est souhaitable que les Etats coordonnent leurs efforts.

Enjeu pour l'économie

Les enjeux de la votation vont au-delà des tireurs et des militaires, a argumenté le conseiller aux Etats Olivier Français (PLR/VD). Si la révision est rejetée, la Suisse perdra tous ses avantages liés à Schengen. Le retour aux frontières affectera directement l'économie, en particulier le secteur du tourisme. Des emplois seront menacés.

C'est à se demander si les opposants ne profitent pas du référendum pour s'attaquer aux accords avec l'Union européenne et à les dénoncer, s'est interrogé la conseillère nationale Ida Glanzmann (PDC/LU).

Les opposants de la révision mettent en avant les menaces qui pèsent sur la tradition du tir en Suisse. La mise en oeuvre de la directive européenne sur les armes contient pourtant des exceptions, a ajouté le président du PBD Martin Landolt. Ni les armes militaires ni le tir ne sont affectés. «Personne ne sera désarmé et il n'y a pas de diktat européen», a affirmé le conseiller national glaronais.

Contre le trafic illégal

Pour le reste, un oui au durcissement de la loi sur les armes permettra d'améliorer la lutte contre le trafic illégal d'armes et de garantir une meilleure traçabilité des armes semi-automatiques. La révision interdit les armes à feu semi-automatiques à épauler équipées d'un chargeur d'au moins 10 coups. Pour les armes de poing, l'interdiction vaudra dès 20 cartouches.

Le fusil ne sera pas classé dans la catégorie des armes prohibées lorsque son propriétaire décide de le garder à la fin de son service militaire. Il ne le sera que s'il est transmis à un héritier ou vendu. Les détenteurs d'une arme à feu passant dans la catégorie des armes interdites pourront se contenter d'une simple annonce à leur canton dans un délai de trois ans.

Tir sportif possible L'acquisition d'une arme et son utilisation pour le tir sportif resteront possibles, désormais sous réserve d'une autorisation exceptionnelle au lieu d'un permis d'acquisition. Les concernés devront en outre prouver, après cinq et dix ans qu'ils sont membres d'une société de tir ou pratiquent régulièrement le tir. Rien ne changera pour les chasseurs et des dispositions sont prévues pour les collectionneurs et les musées. (ats/nxp)

Créé: 02.04.2019, 14h00

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