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Les activistes du climat sont acquittés

Jugés pour avoir occupé les locaux de Credit Suisse, les militants étaient défendus par treize avocats qui ont plaidé «l'état de nécessité licite».

Les douze activistes étaient jugés pour violation de domicile
Les douze activistes étaient jugés pour violation de domicile
Lausanne Action Climat

Énorme coup de théâtre: les activistes du mouvement Lausanne Action Climat ont été acquittés par le Tribunal de Police. Dans une salle comble, plusieurs personnes n'ont pas pu retenir leurs larmes. L'état de nécessité licite est réalisé, juge le Tribunal de police.

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Ces jeunes militants, étudiants pour la plupart, étaient jugés au tribunal de police pour un simulacre de partie de tennis disputée dans une succursale lausannoise de Credit Suisse en novembre 2018. Déguisés en Roger Federer pour interpeller l'ambassadeur du géant bancaire, les activistes de Lausanne Action Climat (LAC) avaient occupés les lieux une heure et demie durant avant d'être délogés par la police. But de l'action: dénoncer les investissements de la deuxième banque du pays dans les énergies fossiles et leur impact sur l'environnement.

Les rapports du GIEC, qui évaluent et synthétise l'ensemble des travaux scientifiques mondiaux et le témoignage de la climatologue Sonia Seneviratne, climatologue spécialiste des événements extrêmes et professeure à l’EPFZ ont emporté la conviction du tribunal, a indiqué le président Philippe Colelough à l'heure du jugement. Et d'ajouter que l'existence du danger invoqué par les activistes est réalisé. De même que son imminence.

La semaine dernière, à Renens, le procès ne s'était que peu penché sur les faits. L'essentiel des débats s'est porté sur le réchauffement climatique ainsi que sur les investissements de la place financière helvétique dans les énergies fossiles. Il faut dire que les treize avocats de la défense ont eu tout loisir de dérouler leur stratégie, consistant à plaider l'état de nécessité licite. Et pour cause: ils étaient seuls. Credit Suisse avait demandé à être dispensé des débats et le Ministère public n'avait pas dépêché de procureur, l'affaire n'étant pas jugée d'une grande gravité au sens du droit.

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