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SuisseAccord-cadre: Paul Rechsteiner veut attendre

Pour l'ancien patron de l'USS, le Conseil fédéral fait une erreur en voulant conclure un accord-cadre avec Bruxelles. Alors que l'UE est obsédée par le Brexit.

Paul Rechsteiner (PS/SG) s'en prend au Conseil fédéral dans le dossier de l'accord institutionnel avec l'Union européenne (UE). Le conseiller aux Etats et ex-dirigeant de l'Union syndicale suisse (USS) estime que le gouvernement a mal choisi son calendrier.

«Dans une situation où le Brexit éclipse tout, la Suisse ne peut pas obtenir un bon accord. Tant que le Brexit n'a pas été résolu, Bruxelles ne présentera pas une proposition qui tienne compte de la Suisse», explique-t-il dans une interview parue dans l'«Aargauer Zeitung».

Il prévient toutefois que la position de la Suisse à Bruxelles pourrait se trouver notablement affaiblie si le peuple devait approuver l'initiative de l'UDC contre la libre circulation des personnes. «La Suisse, comme la Grande-Bretagne aujourd'hui, serait alors au pied du mur et elle connaîtrait une situation identique au Brexit.» Roberto Balzaretti épinglé

Pas question non plus de signer un accord-cadre sur le dos de la protection des salaires. Et Paul Rechsteiner de critiquer le secrétaire d'État Roberto Balzaretti, qui «poursuit simplement sa campagne de propagande pour affaiblir la protection salariale».

«Cela devient également de plus en plus un problème pour le Conseil fédéral dans son ensemble, qui permet simplement au secrétaire d'Etat sous son autorité de traiter cette question centrale», déplore l'ancien patron de l'USS.

Il regrette que le secrétaire d'Etat ne s'inspire pas de Jakob Kellenberger lorsqu'il négocié la libre circulation des personnes dans les années 90. «Contre toutes les lignes rouges, il s'est attaqué à la protection salariale, appuyé par les deux conseillers fédéraux du PLR, Ignazio Cassis et Johann Schneider-Ammann. Il est une erreur de casting pour ce poste.»

Il prévient les politiciens qui seraient tentés de soutenir intentionnellement l'accord-cadre. «Ce serait comme monter un cheval mort.» Et pas question non plus de céder à l'UE sur la protection des salaires, comme l'exige Bruxelles. «Nous pouvons trouver des solutions qui soient dans l'intérêt de la Suisse. Mais il faut d'abord que le Brexit ne soit plus sur la table.»

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