L'abonnement général du soir des CFF fait un bide

MobilitéLes consommateurs n'ont pas accroché à la tentative des CFF d'un abonnement général du soir, jugeant trop élevé le prix de 490 francs pour six mois.

Les répartitions des différents abonnements généraux des CFF à la fin 2014. Le nombre total s'élevait à 452774 AG.


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Les CFF n'ont pas réussi à transformer leur essai d'abonnement général du soir. Le sésame présenté en décembre 2014 et valable six mois à partir du 1er février est un flop, comme l'explique le Tages-Anzeiger dans son édition du 8 avril.

A peine 1000 exemplaires ont trouvé preneurs, selon l'Union des Transports Publics (UTP), alors que les CFF s'étaient fixé un objectif de 15'000. Et l'UTP ne croit pas que ce seuil sera atteint d'ici la fin avril qui marquera la fin du projet pilote. Cet objectif est «rétrospectivement trop élevé», souligne le porte-parole Andreas Keller.

Un prix problématique

Un échec qui ne surprend pas outre mesure Pro Bahn, l'association qui représente les intérêts des clients dans les transports publics. «Nous nous y attendions, compte tenu des conditions. Maintenant, il faut avoir le courage de tout arrêter», explique son président Kurt Schreiber.

L'abonnement permet de voyager librement de 19 heures à 5 heures du matin mais son prix de 490 francs en seconde classe pour six mois explique son échec, selon Konsumentenforum, l'association alémanique de défense des consommateurs. Comme l'estime son porte-parole Patrick ­Hischier, «une adaptation des tarifs à la baisse ou d'autres prestations comme des rabais sur d'autres modes de transports serait à saluer».

Résistances à l'UTP

Le problème du prix avait déjà provoqué des remous au sein de l'UTP lors du lancement du projet à la mi-décembre. Son porte-parole Andreas Keller botte en touche. «Il est vrai qu'il y a eu des avis divergents à ce sujet durant la discussion sur le produit. Lors du vote, la majorité s'est exprimée pour un prix de 800 francs en premier classe et de 490 francs en seconde.»

Les CFF, qui disposent d'un droit de veto au sein de l'UTP, auraient préféré un prix inférieur, explique-t-on au sein de l'ex-régie fédérale. La résistance est venue des réseaux tarifaires, comme les transports publics zurichois (Zürcher Verkehrsverbund - ZVV) qui s'inquiétaient de leurs ventes au détail.

Vers un deuxième essai?

Ni les CFF ou les ZVV n'ont voulu commenter. De là à dire qu'il y avait une volonté délibérée de torpiller le dernier-né. «Je ne suis pas surpris que ce prix ne séduise pas. Mais je ne peux pas dire s'il s'agissait d'un calcul ou non», ajoute Beat Niederhauser, adjoint de Stefan Meierhans, le préposé fédéral à la surveillance des prix.

Ce dernier n'exclut pas une deuxième tentative, à un tarif plus adapté. Il encourage les CFF à montrer le bon exemple. «Ils peuvent proposer un tel abonnement rien que pour leur réseau si l'UTP devait abandonner le projet.» (nxp)

Créé: 08.04.2015, 09h09

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