Pour l'UDC, la Suisse n'est plus un pays sûr

CriminalitéL'UDC critique une application «molle» des lois mais surtout l'ouverture des frontières à la suite de l'adhésion à l'Espace Schengen.

L'UDC a choisi de se profiler sur la sécurité en prévision des élections fédérales de l'automne.

L'UDC a choisi de se profiler sur la sécurité en prévision des élections fédérales de l'automne. Image: Keystone

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La Suisse n'est plus un pays sûr, estime l'UDC. Dans un document stratégique présenté mardi, le parti met cette évolution sur une politique «laxiste», une application «molle» des lois et l'ouverture des frontières à la suite de l'adhésion à l'Espace Schengen.

Résultat: la Suisse compte aujourd'hui parmi les Etats à criminalité élevée, selon l'UDC, pour qui il faut absolument éviter que le pays devienne un «eldorado des criminels de tous bords».

Dans son document stratégique «Criminalité et sécurité», le parti demande que la politique veille enfin à ce que les délits soient sanctionnés par des peines sévères et que les lois soient rigoureusement appliquées.

La Suisse doit à nouveau contrôler ses frontières comme avant son entrée dans l'Espace Schengen. Elle est entourée de partenaires affaiblis dont elle ne peut guère attendre d'aide dans une situation critique, estime l'UDC.

«Immigration démesurée»

L'Etat a aujourd'hui tendance à s'occuper de tout et de n'importe quoi, dénonce l'UDC, mais il néglige son devoir principal: la sauvegarde des droits de la liberté du peuple et la protection des femmes et des hommes contre le crime et les criminels. Pour le parti, la criminalité porte un nom: l'immigration «démesurée».

Le parti en veut pour preuve la statistique de 2018: 432'754 violations du Code pénal, 76'308 de la loi sur les stupéfiants et 38'405 de la loi concernant les étrangers ont été enregistrées l'an dernier. Le nombre de ressortissants étrangers inculpés a augmenté de 4%. Ainsi, 128?621 vols ont été recensés, mais à peine un quart ont été élucidés.

Pour l'UDC, cette situation se répercute directement sur le sentiment de sécurité des habitants du pays. Et de peindre le diable sur la muraille: de nombreux citoyens ne se sentent plus en sécurité. Des personnes âgées, mais aussi des femmes n'osent plus sortir dans la rue le soir. Des jeunes femmes subissent des attouchements, des menaces, voire sont victimes d'agressions sexuelles sur la voie publique.

Pour remédier à cette situation, ce parti propose tout un catalogue de mesures. L'Etat doit ainsi cesser de traiter avec ménagement les criminels et les malfaiteurs violents. Les peines qui menacent les criminels doivent être adaptées à la réalité actuelle dans le cadre du projet d'harmonisation des peines.

Comme les peines pécuniaires avec sursis n'ont strictement aucun effet, il faut y renoncer définitivement. Le Code pénal doit être modifié dans le but de supprimer le «rabais pénal».

Il faut également corriger les aspects négatifs de la migration: l'Etat doit à nouveau contrôler les frontières et stopper l'immigration clandestine et la migration de criminels. Tous les étrangers criminels et les prétendus «cas individuels» doivent être systématiquement expulsés.

Avertir les jeunes violents

L'UDC exige également une tolérance zéro à l'égard des clans étrangers assimilables à des organisations criminelles. Des jeunes qui se font remarquer pour la première fois par des attitudes violentes doivent être sévèrement mis en garde pour leur faire comprendre les conséquences de leur éventuelle criminalité future.

En cas de récidive, l'Etat doit les punir sévèrement Des centaines de jeunes criminels doivent par la même occasion être expulsés et renvoyés dans leur pays d'origine.

Tolérance zéro également à l'égard des abus sexuels et des violences contre les femmes. Face à des mariages où un des partenaires à moins de 16 ans, la loi doit prévoir une présomption de mariage forcé, donc d'un acte pénal.

Pour rétablir rigoureusement la sécurité, l'UDC prône le droit suisse à la place de juges étrangers: les lois suisses doivent à nouveau être la seule référence. La loi doit être adaptée afin de protéger les policiers ou les services sanitaires des actes de violence.

Les voyageurs du djihad doivent dans la mesure du possible être privés de leur nationalité suisse et placés en état d'arrestation à titre préventif. Enfin, les procédures judiciaires et policières doivent être simplifiées et accélérées. (ats/nxp)

Créé: 13.08.2019, 10h17

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