Pierre-Yves Maillard candidat du syndicat Unia

Union syndicale suisseLe conseiller d'Etat vaudois Pierre-Yves Maillard a été choisi mardi par le syndicat Unia pour la succession à la tête de l'USS.

Pierre-Yves Maillard avait annoncé il y a peu son intérêt pour l'Union syndicale suisse.

Pierre-Yves Maillard avait annoncé il y a peu son intérêt pour l'Union syndicale suisse. Image: Keystone

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Unia a choisi Pierre-Yves Maillard comme candidat dans la course à la présidence de l'Union syndicale suisse (USS). Le comité central du syndicat s'est prononcé mardi «à une majorité claire» en faveur du conseiller d'Etat vaudois.

«Je suis très touché par cette confiance. Ce n'est que le début d'un processus. Je vais me mettre à disposition des autres fédérations pour intégrer d'autres préoccupations et idées au projet que j'ai présenté aujourd'hui», a déclaré Pierre-Yves Maillard à Keystone-ATS.

Le conseiller d'Etat a été entendu dans la matinée à Berne par le comité central, qui compte une quarantaine de membres. Il a détaillé une série d'enjeux importants et de propositions. «Une politique sociale doit aussi être là pour compléter le salaire, par exemple avec des PC-familles ou des subsides LAMal», a-t-il notamment fait valoir.

Appui du plus grand syndicat

Pierre-Yves Maillard, 50 ans, a reçu l'appui du plus grand syndicat affilié à l'USS, qui pèsera de tout son poids lors du congrès du 1er décembre à Berne qui élira le successeur de Paul Rechsteiner. Au sein d'Unia, il a obtenu 24 voix pour, 3 contre et 4 abstentions.

La conseillère nationale Barbara Gysi (PS/SG) a également été auditionnée mardi par Unia. Comme elle a déjà été nominée par l'Association du personnel de la Confédération (APC) qu'elle préside, elle sera aussi en lice le 1er décembre. Pressenti, le Valaisan Mathias Reynard devrait, lui, renoncer, selon la RTS.

Rassembleur

Pierre-Yves Maillard va désormais contacter les organisations membres de l'USS, notamment le syndicat des transports (SEV), le SSP et Syndicom.«Je veux ouvrir le dialogue avec toutes les fédérations pour voir s'il est possible de travailler avec tout le monde. Je vais tout faire pour rassembler le plus possible», a-t-il ajouté.

Conseiller d'Etat depuis décembre 2004, il pourra s'appuyer sur son expérience au gouvernement. «Le mouvement syndical a besoin d'avancées concrètes. On a pu le faire dans un canton qui n'est pas un paradis de gauche», rappelle-t-il.

Ancien syndicaliste

Autre atout, il a été secrétaire syndical de la FTMH, devenu depuis Unia. «J'ai tenu un piquet de grève, j'ai affronté des licenciements collectifs, une vingtaine en quatre ans. J'ai fait ce boulot, je sais ce que c'est», ajoute-t-il.

Après 14 ans dans un exécutif, le moment est venu de changer de poste. «La présidence de l'USS est une charge importante. Je me sens plein d'énergie et de motivation», relève-t-il. S'il est élu, il démissionnera du Conseil d'Etat vaudois. «Il me faudra quelques mois de délai pour terminer les dossiers en cours et assurer une transition harmonieuse», dit-il. Son départ devrait intervenir au 1er semestre.

Stratégie à définir

La direction du Parti socialiste vaudois a commencé ses réflexions sur la stratégie et le calendrier à adopter dans l'hypothèse d'une élection à l'USS, a déclaré sa présidente Jessica Jaccoud. «On a bien avancé, on est confiant. Mais nous n'entendons pas communiquer tant que le moment ne sera pas opportun».

Même prudence du côté du canton, le chancelier Vincent Grandjean rappelle que la démission d'un conseiller d'Etat fait l'objet d'un processus. Pour le déclencher il faut une lettre de démission adressée au Grand Conseil. Dans ce cas précis, il est donc trop tôt pour l'évoquer.

Dans un communiqué enthousiaste, le PSV «félicite son camarade». C'est «une des personnalités les plus brillantes de la politique romande et suisse.» Il «possède l'expérience et la vision nécessaires pour présider l'USS.» Sa candidature est «une grande chance pour l'Union syndicale suisse et le canton de Vaud.» (ats/nxp)

Créé: 04.09.2018, 16h30

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