Pédophilie: «Ce vote redonne confiance en la politique!»

Conseil nationalLe Conseil national a accepté l’initiative de la Marche Blanche pour que les personnes condamnées pour pédophilie ne puissent plus travailler avec des enfants. Nouvelle victoire pour Christine Bussat, de Marche blanche.

Christine Bussat: «Nous demandons simplement qu’ils ne puissent plus travailler avec des enfants, cela paraît relativement simple comme mesure!»

Christine Bussat: «Nous demandons simplement qu’ils ne puissent plus travailler avec des enfants, cela paraît relativement simple comme mesure!» Image: Janine Jousson

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«Je ne m’attendais pas à cela. C’est magnifique! Cela va nous redonner confiance en la politique: les gens qui ont signé l’initiative vont particulièrement apprécier que les politiciens soient à l’écoute!» C’est peu dire que Christine Bussat est aux anges. Celle qui est la cheville ouvrière de l’Association Marche blanche a porté, avec une petite équipe, cette initiative «pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants». Et, contre toute attente, son texte a été accepté par le Conseil national par 82 voix contre 79 et 14 abstentions.

La surprise est de taille en effet car deux contre-projets (un direct et un indirect) étaient opposés à l’initiative de la Marche blanche. Surtout à gauche, de nombreux parlementaires voulaient laisser une porte ouverte, après un certain nombre d’années, à un possible retour dans les professions liées à l’enfance aux personnes condamnées pour des actes pédophiles.

D’autres estimaient moins prosaïquement que de telles dispositions n'avaient pas leur place dans la Constitution fédérale. «Une loi se modifie au gré des circonstances et non la Constitution: la protection de nos enfants mérite d’être inscrite dans ce texte fondement de notre démocratie», argumente à contrario Christine Bussat.

Un vote qui renforce et motive

L’ex-présidente de la Marche blanche – ex, car formellement l’association a été dissoute – se réjouit de repartir en campagne de votation. «Le texte est passé juste, juste, au National. On verra ce qui arrive dans l’autre chambre, mais quoi qu’il en soit, ce résultat nous renforce et nous motive pour les batailles à venir», analyse Christine Bussat qui a suivi les 4 heures de débat de ce matin depuis la tribune visiteurs de la Chambre du peuple. L'initiative sera ainsi soumise à votation populaire dans les mois à venir.

«Notre texte est le meilleur pour protéger les enfants. Est-ce que j’ai de la compréhension pour les arguments de nos opposants? Je dis simplement que nous ne condamnons pas les auteurs d’actes pédophiles à mort, à l’exil ou à des peines disproportionnées. Nous demandons simplement qu’ils ne puissent plus travailler avec des enfants, cela paraît relativement simple comme mesure», glisse Christine Bussat.

Nouvelle victoire pour Christine Bussat

Pour mémoire, cette militante de la lutte contre la pédophilie avait gagné en novembre 2008 la votation populaire sur «l’imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine». C’était déjà une surprise générale! Puisque Conseil fédéral et parlement lui avaient opposé un contre-projet. Et la quasi-totalité de la classe politique, tous partis confondus, lui était opposée. (nxp)

Créé: 21.03.2013, 17h20

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