Le paiement en bitcoin gagne les Alpes suisses

TourismeLes remontées mécaniques de Saint-Moritz acceptent la devise virtuelle. Une première dans le pays.

Saint-Moritz est vraisemblablement la première station de suisse à s'ouvrir au bitcoin.

Saint-Moritz est vraisemblablement la première station de suisse à s'ouvrir au bitcoin. Image: Keystone

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Sur toutes les lèvres, le bitcoin s’ancre toujours plus dans le paysage. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne déboule sur les pistes des Alpes suisses. Les remontées mécaniques Engadin Saint-Moritz, dans les Grisons, acceptent désormais d’être payés dans la crypto-monnaie. C’est selon toute vraisemblance une première dans le pays.

Directeur des remontées mécaniques, Markus Meili se félicite du rôle pionnier joué par Saint-Moritz. «Nous devons vivre avec notre époque. Cela vaut en particulier pour tout ce qui touche à la numérisation», a-t-il déclaré à la Südostschweiz, qui a relayé l’information la semaine dernière. La volatilité de la devise virtuelle ne l’inquiète pas. «Nous devons également accepter l’euro, quel que soit son cours.» L’organisation, au début du mois prochain dans la station huppée, d’une conférence sur le bitcoin n’est sans doute pas étrangère à ce choix.

Va-t-il faire des émules? Ça ne semble pas être pour tout de suite. Directeur de l’Association touristique Porte des Alpes, Sergei Aschwanden ne veut pas pour l’heure accepter la devise à Villars et aux Diablerets. «Cette monnaie est encore trop embryonnaire dans le secteur du tourisme. Nous attendons que son utilisation se répande un peu plus avant d’éventuellement franchir le pas. Nous suivons tout cela avec attention.» Téléverbier, de son côté, affirme que l’introduction de cette modalité de paiement «n’est pas à l’ordre du jour». L’absence de réglementation et des lacunes de sécurité entourant les transactions expliquent cette réticence, selon Carole Moos, directrice commerciale.

Ces stations se privent-elles d’un argument de vente? S’il salue le «coup marketing» de Saint-Moritz, Sergei Aschwanden n’est pas persuadé que s’ouvrir au bitcoin fasse l’effet d’un aimant. Pour Nicolas Délétroz, professeur à l’Institut de tourisme de la HES-SO Valais, il manque encore du recul et des analyses pour connaître l’influence de la monnaie. «Mais à partir du moment où on élargit les moyens de paiement, cela peut attirer du monde. Reste à voir si cela dépasse l’effet de mode.»

Selon Bitcoin Suisse, près de 200 établissements acceptent la crypto-monnaie dans le pays. Il y a une année, celle-ci valait environ 1000 dollars avant de s’envoler. Ces derniers jours, elle a frôlé les 20 000 dollars avant de dégringoler. Les avertissements sur les risques d’une bulle spéculative se multiplient. Reste que, selon un sondage Comparis publié vendredi, 11% des Suisses sont prêts à investir en 2018 dans les crypto-monnaies. (TDG)

Créé: 29.12.2017, 21h27

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