Le maire de Londres propose de créer le «Britzerland»

So british!Boris Johnson, le très britannique maire de Londres verrait bien la Suisse et le Royaume-Uni former un nouvel espace hors de l'UE. Le «Britzerland» deviendrait la base d'une nouvelle zone de libre échange.

Boris Johnson, entouré d'«ambassadeurs» recrutés pour informer les touristes lors des Jeux olympiques 2012 de Londres. Le bouillant et populaire maire de Londres, connu pour ses positions critiques vis-à-vis de l'UE, s'est vu reprocher d'utiliser les JO comme tremplin politique dans l'espoir d'accéder un jour au poste de Premier ministre.

Boris Johnson, entouré d'«ambassadeurs» recrutés pour informer les touristes lors des Jeux olympiques 2012 de Londres. Le bouillant et populaire maire de Londres, connu pour ses positions critiques vis-à-vis de l'UE, s'est vu reprocher d'utiliser les JO comme tremplin politique dans l'espoir d'accéder un jour au poste de Premier ministre. Image: Keystone

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Le très populaire maire de Londres n'a jamais fait mystère de sa méfiance vis-à-vis de Bruxelles. Boris Johnson rempile volontiers à ce sujet dans la dernière édition de la Weltwoche. Il y propose ni plus ni moins que la création du «Britzerland», soit d'une nouvelle communauté formée de la Grande-Bretagne et de la Suisse.

Les deux pays auraient tout intérêt à s'associer pour créer un nouvel espace séparé de l'Union européenne (UE), estime en substance Boris Johnson. D'autres pourraient s'y joindre, ajoute-t-il en pensant concrètement à la Norvège et à la Suède.

Une telle association permettrait à ses membres de se libérer des tendances intégrationnistes de Bruxelles, note le maire de Londres. Elle pourrait en parallèle pratiquer le libre-échange avec l'ensemble de l'espace européen.

«Pas la fin monde»

Boris Johnson n'a jamais caché qu'à ses yeux, un retrait de la Grande-Bretagne de l'UE «ne serait pas la fin du monde». Début décembre, il a fortement critiqué le gouvernement de David Cameron après que celui-ci a défendu le principe d'un resserrement de l'UE pour sauver l'euro. «Une idée intellectuellement malhonnête et antidémocratique», a-t-il commenté.

Une sortie de l'UE n'est toutefois pas envisageable sans solution alternative, relève le maire de Londres. «Nos investisseurs étrangers n'apprécieraient guère de nous voir nous isoler d'une grande zone de libre-échange». D'où l'idée de mettre en place une zone alternative telle que le «Britzerland». (nxp)

Créé: 20.12.2012, 17h19

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