Ce qui va changer en Suisse sur les armes à feu

Votation fédérale du 19 maiUn référendum s'oppose à la modification de la loi sur les armes. Fedpol montre les armes touchées par la législation.

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Le citoyen suisse devra se prononcer le 19 mai sur la nouvelle modification de la loi sur les armes. Un changement rendu nécessaire par l'adaptation de la législation sur les armes de l'Union européenne, suite aux attentats terroristes. Dans le collimateur, les armes semi-automatiques qui permettent de tirer plusieurs coups d'affilée sans recharger. Un référendum a été lancé par les associations de tireurs suisses.


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Il faut d'abord savoir qu'il y a trois types de régimes pour les armes. Les premières sont soumises à une déclaration. Comme les fusils de chasse à un coup ou les carabines à répétition manuelle. Ensuite, on trouve les armes soumises à autorisation. Parmi elles, les pistolets, les revolvers, les carabines ou fusils automatiques. Il faut pour les acquérir présenter un extrait de casier judiciaire et sa carte d'identité. Enfin, il y a des armes interdites que l'on peut paradoxalement aussi acquérir. Mais elles font l'objet d'une autorisation exceptionnelle. On y trouve par exemple les armes à feu automatiques, les lances-roquettes ou les couteaux à lancer.

200 000 armes concernées

Combien d'armes sont touchées par la nouvelle législation? Le Département de justice et police estime leur nombre à 200 000, soit près de 10% des armes. Et d'ajouter: «Il n'est pas possible de fournir des chiffres plus précis, car l'obligation d'enregistrer les armes n'a été introduite en Suisse que fin 2008 et car il n'existe pas de registre central des armes.» Les personnes concernées devront à l'avenir indiquer pour quel usage ils utilisent leur arme: tir sportif (au sein d'un club ou non) ou collectionneur.

Mais quelles sont les armes concernées par la nouvelle loi? Le chargeur de munitions joue-t-il un rôle? C'est pour répondre à ce type de questions que Fedpol a organisé mardi un séminaire d'information. Une vingtaine d'armes était présentée (voir notre galerie photos ci-dessus et les explications). Les journalistes avaient interdiction de photographier le visage de l'instructeur. Voilà pourquoi nous lui avons «coupé» la tête.

(TDG)

Créé: 22.01.2019, 16h20

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