Passer au contenu principal

2e pilier: le PDC plaide pour un nouveau compromis

Le président du PDC, Gerhard Pfister, estime que les chances de succès de la réforme du deuxième pilier ne sont «pas très grandes».

Le président du PDC, Gerhard Pfister, n'est pas très optimiste pour le compromis trouvé dans la réforme du deuxième pilier.
Le président du PDC, Gerhard Pfister, n'est pas très optimiste pour le compromis trouvé dans la réforme du deuxième pilier.
Keystone

Le compromis des partenaires sociaux pour la réforme du deuxième pilier bat de l'aile. Le président du PDC Gerhard Pfister estime que ses chances ne sont «pas très grandes». Selon le chef du PS Christian Levrat, un échec causerait des dégâts dans d'autres dossiers.

Les deux présidents de partis se sont exprimés sur la réforme de la prévoyance professionnelle lundi lors de la traditionnelle conférence de presse de l'Epiphanie de leur formation. Les syndicats et l'Union patronale avaient élaboré l'an passé une solution qui prévoit une réduction des pensions et diverses mesures compensatoires.

Voix critiques

Cette proposition est actuellement en consultation. L'Union suisse des arts et métiers (usam) s'est dite opposée dès le début et d'autres voix critiques s'y sont jointes depuis. Pour le président du PDC Gerhard Pfister, la solution des syndicats et de l'Union patronale est au moins aussi chère que la réforme des retraites qui a échoué en 2017. Il semble avoir déjà enterré ce compromis avec les partenaires sociaux: «Il appartient maintenant au Parlement, au PDC, de trouver une solution capable de réunir une majorité», a précisé Gerhard Pfister. Mais aucune proposition ne bénéficie actuellement d'un soutien aussi large.

Le président du PS Christian Levrat ne l'entend pas de cette oreille: il s'est dit très préoccupé par le fait que l'économie et les partis s'en prennent aux partenaires sociaux. Jusqu'ici, les forces politiques donnaient leur aval lorsque les partenaires sociaux trouvaient un accord, a-t-il rappelé.

Les décisions du Conseil des Etats sur la rente-pont ont marqué une première rupture avec cette tradition. Lors de la session d'hiver, la Chambre des cantons a nettement réduit le soutien aux chômeurs âgés prévu par le gouvernement. La rente-pont est également une solution élaborée par les partenaires sociaux.

Les partis «jouent avec le feu»

Le même scénario menace maintenant avec la prévoyance professionnelle, a averti Christian Levrat. Un principe de base de la démocratie de concordance est remis en question: «Les partis jouent avec le feu si les compromis ne sont plus soutenus».

Pour le président du PS, les conséquences vont au-delà de la rente-pont et de la prévoyance professionnelle. Actuellement, les partenaires sociaux sont appelés à trouver une solution dans le délicat dossier de l'accord-cadre avec l'UE. Un compromis est toutefois trop leur demander si en même temps on leur tire dans le dos, selon le Fribourgeois. Les partenaires sociaux n'ont alors plus guère envie de se mettre d'accord.

Ce dossier ne bougera de toute manière qu'après la votation sur l'initiative de résiliation de l'UDC. Selon un sondage publié ce week-end, 58% rejetteraient le texte. Il ne faut toutefois pas prendre ce scrutin à la légère, met en garde Christian Levrat: «Ne sous-estimons pas cette initiative!» Dans les sondages, celle sur l'immigration de masse était également rejetée dans un premier temps.

Deux initiatives

Le PDC et le PS se sont également penchés sur la politique de la santé. Selon Gerhard Pfister, le PDC a récolté 115'000 signatures pour son initiative en faveur d'un frein aux coûts de la santé. En décembre, le PS avait annoncé qu'il dispose de 117'000 paraphes pour son initiative pour plafonner les primes de l'assurance maladie.

Les deux textes offrent l'occasion de mener un débat public sur les coûts de la santé, estime Christian Levrat, qui ne croit pas que le Parlement trouve une solution à ces problèmes. L'influence des caisses maladie est trop forte.

Durant le week-end, Gerhard Pfister a par ailleurs annoncé dans la presse une nouvelle initiative pour abolir la pénalisation fiscale du mariage.

Contrairement à l'initiative précédente, celle-ci ne devrait pas contenir de définition du mariage. «Le peuple doit pouvoir s'exprimer encore une fois sur la préoccupation principale, l'abolition de la pénalité que représente le mariage au plan fiscal», a déclaré Gerhard Pfister. La nouvelle initiative devrait être lancée vers la fin de 2020.

Décisions de principe

Auparavant, la direction du parti veut élaborer une nouvelle stratégie. Le PDC n'a pas remporté les élections, il est seulement le parti gouvernemental qui y a le moins laissé de plumes, a rappelé Gerhard Pfister.

«Nous avons besoin de réformes», a-t-il ajouté. Cela comprend, entre autres, la discussion sur le «C» dans le nom du parti. Une analyse est en cours pour déterminer si et dans quelle mesure le PDC doit se détacher de ses racines catholiques.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.