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Radio-TVPrès de 250 employés de Billag menacés

Billag, qui n'encaissera plus la redevance, va devoir se mettre en quête de nouveaux clients. La fermeture est possible.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.
Archives, Keystone

Billag est menacée de fermeture après la perte de son mandat d'encaissement de la redevance radio-télévision. Environ 250 collaborateurs sont concernés. Cette redevance finance plus de 90% des recettes de l'entreprise.

Il est trop tôt pour se prononcer sur l'avenir de l'entreprise, mais une fermeture est possible, a déclaré le porte-parole de Billag Dominik Müller. Trouver des nouveaux clients ne sera pas tâche facile, le marché de recouvrement est saturé, a-t-il poursuivi.

Pour l'heure, Billag assure qu'il terminera le contrat avec professionnalisme jusqu'à fin 2018. Billag, qui avait postulé à sa propre succession lors de l'appel d'offres, est toutefois déçu. Cette décision concerne quelque 250 collaborateurs bilingues et qualifiés. De plus, l'entreprise a été informée deux heures avant l'annonce officielle.

Conseil d'Etat choqué

Le Conseil d'Etat fribourgeois est sous le choc après l'annonce de la perte du mandat de Billag, dont le siège est à Fribourg. «La surprise est totale» et le gouvernement a été informé seulement vendredi matin, a déploré le ministre de l'économie Olivier Curty sur les ondes de la RTS.

Les quelque 250 collaborateurs concernés travaillent et habitent à Fribourg. «Les services de l'Etat mettront tout en oeuvre pour les accompagner et les soutenir», indique le Conseil d'Etat dans un communiqué. «Cette annonce est d'autant plus regrettable que l'entreprise Billag ne manquait pas d'atouts pour poursuivre sa mission», est-il écrit.

Cette décision pourrait conduire à la disparition d'une entreprise. Cela «porte un coup sévère au marché de l'emploi fribourgeois, même si l'économie du canton, solide et diversifiée, absorbera le choc», d'après le Conseil d'Etat.

Le gouvernement regrette aussi que l'information soit tombée si tard et que Billag n'ait appris la nouvelle que le matin même de la publication du communiqué. Mais «la législation fédérale n'offre, hélas, pas de recours possible pour cette catégorie de marché public».

Décision critiquée par Syndicom

Près de 300 employés de Billag perdent leurs perspectives professionnelles, constate Syndicom. Le syndicat des médias et des communications attend de son successeur Serafe la conclusion d'une convention collective de travail et la reprise des employés de Billag.

Syndicom soupçonne le Département fédéral de la communication (DETEC) d'avoir choisi Serafe non seulement pour des raisons économiques mais aussi idéologiques: les attaques permanentes de l'UDC contre la SSR et Billag n'y sont pas étrangères, écrit Syndicom dans un communiqué.

Il est décevant que le DETEC ne fasse aucune mention de l'avenir des 300 employés de Billag, regrette Syndicom. Celui-ci se demande s'il est judicieux de confier un gros contrat à une entreprise qui devra fournir d'énormes efforts pour mettre sur pied des infrastructures, définir des processus et engager des centaines de collaborateurs. Ceci avec le risque qu'il lui arrive la même chose en 2025 qu'à Billag actuellement.

ats

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