Ueli Maurer veut renégocier avec Bruxelles

SuisseLe président de la Confédération a affirmé lors d'un entretien à la télévision zurichoise vouloir renégocier l'accord-cadre. «Maladroit», estime le PLR.

Le président de la Confédération lors de la présentation de ses voeux 2019.

Le président de la Confédération lors de la présentation de ses voeux 2019. Image: Keystone

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Le nouveau président de la Confédération Ueli Maurer veut envoyer un nouveau signal à Bruxelles. Il souhaite renégocier l'accord-cadre avec l'Union européenne, a-t-il affirmé dans un entretien à TeleZüri.

Le président de la Confédération a déclaré à la chaîne de télévision zurichoise qu'«en l'état actuel des choses, l'accord-cadre ne serait pas accepté (au niveau national). Il faudrait donc renégocier des points importants.» Il s'exprimait en marge d'une campagne électorale de l'UDC à Oberglatt (ZH) samedi.

Selon un communiqué de TeleZüri dimanche, M. Maurer a confirmé que cela devait être compris comme un message à l'UE. «Nous procédons actuellement à des consultations pour voir où subsistent des différences. Nous aurons alors un dossier que nous devrons apporter encore une fois à Bruxelles en disant que nous voulons rediscuter».

À la mi-décembre, le commissaire européen Johannes Hahn, en charge de la politique de voisinage et des négociations d'élargissement, a toutefois écarté toute nouvelle négociation de l'accord-cadre avec la Suisse. Lors d'une conférence de presse à la même époque, le Conseil fédéral a pour sa part expliqué que si l'accord-cadre devait échouer dans sa forme actuelle, l'UE ne serait pas en mesure d'entamer de nouvelles négociations avant la mi-2020.

Maladroit

Pour Philippe Nantermod vice-président du PLR, les propos d'Ueli Maurer sont maladroits étant donné que la procédure de consultation lancée par le Conseil fédéral est toujours en cours. Or la «Realpolitik» fait qu'il n'est pas aussi simple que ça de renégocier cet accord. «Avant toute chose, il faut en discuter à l'interne», estime le Valaisan, interrogé dans l'émission «Forum».

On a aujourd'hui des accords bilatéraux qui ont plusieurs décennies et qui ne sont plus tout à fait à jour sur certains points, dit-il. «On a besoin de progresser dans nos relations avec l'UE». Si l'accord proposé est rejeté, il faut être conscient de ce que cela implique pour la place économique suisse, a ajouté le conseiller national valaisan. Il s'agit de savoir jusqu'où on va avec le curseur dans ce compromis. (ats/nxp)

Créé: 06.01.2019, 14h21

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