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Promotion par tirage au sort?Stade Nyonnais rêve encore de Challenge League

Au cas où la SFL devait passer à 22 clubs, le club vaudois souhaiterait que les deux promus de PL soient désignés par tirage au sort.

Varujan Symonov (à g.)
Varujan Symonov (à g.)
KEYSTONE

Lundi, Mario Di Pietrantonio annonçait avoir saisi le Tribunal arbitral du sport pour défendre les intérêts de son club, Yverdon Sport, dans le litige qui l’oppose à l’ASF suite à la décision de déclarer blanche cette saison brusquement interrompue le 13 mars dernier. Le président vaudois espère ainsi que le leader de Promotion League puisse profiter d’une éventuelle promotion sur le tapis vert au cas où l’assemblée générale de la Swiss Football League accepterait de passer des 20 clubs actuels à 22 (douze en Super League et dix en Challenge League) le 29 mai prochain.

Une modification des statuts qui nécessitera, faut-il le rappeler, une majorité des deux tiers, soit 14 voix sur 20. Une hypothèse aujourd’hui très difficile à imaginer mais pas totalement exclue non plus. Dans l’ordre logique des choses, et si tel devait être le cas, Yverdon et Rapperswil - les deux meilleures équipes de PL sur les 17 matches disputés jusque-là - rejoindraient la catégorie supérieure.

Un scénario qui ne plaît pas du tout à Varujan Symonov, le directeur général d’un FC Stade Nyonnais qui pointe à la 3e place du classement, un petit point seulement derrière Rapperswil mais à huit longueurs des Nord vaudois. «Si j’ai bien compris ce que Dominique Blanc, le président de l’ASF, a annoncé il y a une quinzaine de jours, explique-t-il, cette saison définitivement interrompue a été déclarée blanche. Ce qui signifie que tous les compteurs sont remis à zéro. Du coup, les résultats acquis jusque-là ne comptent pas. Je ne vois donc pas pourquoi Yverdon et Rapperswil devraient être choisis en cas d’augmentation du nombre de clubs en SFL.»

Carouge n’en veut pas

Pour Varujan Symonov, il faudrait, afin de désigner les deux promus, procéder dès lors à un tirage au sort entre tous les clubs de PL ayant demandé, puis obtenu, leur licence de jeu pour le prochain exercice de Challenge League. Et, comme par hasard, Stade Nyonnais fait partie des quatre clubs qui ont fait cette demande de licence en compagnie d’Yverdon, Rapperswil et Étoile Carouge. «Nous avions entrepris toutes les démarches en temps voulu pour l’obtenir, mais nous avons dû ensuite les interrompre à la mi-mars comme on nous l’a recommandé, confirme le DG nyonnais. Cela dit, nous pourrions sans problème compléter notre dossier si on nous le demandait. Avec, j’en suis persuadé, de très bonnes chances qu’il soit ensuite accepté.»

Quant à l’équité sportive, elle ne serait en aucun cas bafouée selon Varujan Symonov. «Nous avions bien renforcé notre groupe lors de la pause hivernale et, objectivement, rien n’était joué avec encore treize rencontres à disputer. S’il ne fait aucun doute qu’Yverdon méritait sa place de leader à Noël, je rappellerai aussi que les renversements de situation sont fréquents au printemps. Et je sais de quoi je parle puisque Stade Nyonnais avait lui-même craqué, il y a deux ans, alors que la promotion lui semblait promise.»

Des velléités de promotion que ne partage pas Étoile Carouge, le quatrième candidat supposé. «Non, pour moi, assure Michaël Palma avec le sourire, l’équité sportive doit être privilégiée. Sur le terrain, Yverdon et Rapperswil ont mérité de figurer en haut du classement, donc si une possibilité de monter devait être offerte aux deux meilleures équipes de PL, je pense qu’il serait tout à fait logique de les leur attribuer. Quant à nous, entre un probable changement de comité et la préparation de la saison suivante en PL, nous avons déjà bien assez à faire pour ne pas nous préoccuper de ce genre de choses.»

Un point de vue clair qui laisse, au mieux, trois candidats pour deux places à l’échelon supérieur qui, elles, sont aujourd’hui très loin d’être assurées.