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À Wengen, l’obsolescence est érigée en monument

Écrin de la doyenne des descentes, la station bernoise se nourrit d’un charme délicieusement suranné.

Comme tous les coureurs, les suiveurs ou les dizaines de milliers de spectateurs, Beat Feuz a rejoint Wengen en train.
Comme tous les coureurs, les suiveurs ou les dizaines de milliers de spectateurs, Beat Feuz a rejoint Wengen en train.
Keystone

C’est une histoire typiquement suisse. Alors forcément, elle commence par une virée en train. Pour atteindre Wengen, pas d’autre choix, l’occasion de soigner son bilan carbone face à l’absence de chemin goudronné.

Si vous avez de la chance, vous tomberez sur une antiquité – déjà – en gare de Lauterbrunnen. Un wagon bringuebalant d’un autre âge, rouge vif, avec des banquettes en bois au dossier à angle droit, pas idéales pour piquer un roupillon. De toute façon le panorama, au fil de la lente mais abrupte ascension, n’offre aucune opportunité de se lover dans les bras de Morphée: entre 800 et 4000 mètres, ce sont toutes les couches sédimentaires des Alpes, dans un énorme sandwich aussi vertical qu’inquiétant, qui forcent un respect attentif aux yeux ébahis.

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