«J’ai décidé d’effectuer un pas de retrait»

TennisTimea Bacsinszky va faire l’impasse sur le début de saison. Diminuée physiquement, elle reviendra quand elle sera prête.

Timea Bacsinszky ne sait pas encore quand elle pourra reprendre la compétition.

Timea Bacsinszky ne sait pas encore quand elle pourra reprendre la compétition. Image: Keystone

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Timea Bacsinszky ne disputera pas l’Open d’Australie (du 20 janvier au 2 février). Rendue publique mercredi, la décision de la Vaudoise de renoncer à la première levée de Grand Chelem de la saison, où elle aurait dû passer par les qualifications, date de plusieurs semaines. Elle trouve son origine dans son dos douloureux et la volonté de prendre du recul, après une année 2019 compliquée. Contactée par téléphone, la joueuse de 30 ans (WTA 137) s’en est expliquée.

Timea Bacsinszky, que se passe-t-il?
J’ai vécu une saison 2019 difficile. Avec des problèmes personnels et physiques qui m’ont beaucoup touchée, qui ont pesé. Ma tête n’y était pas vraiment, sur le terrain. Et quand on sait à quel point j’en ai besoin pour développer mon jeu, très tactique, c’était problématique. Résultat: j’étais frustrée, parce que je n’arrivais pas à produire ce que je souhaitais, à montrer ce que j’avais dans le ventre. J’ai souffert mentalement, mais aussi de la main (ndlr: opérée en automne 2017), des hanches et du dos. Voilà pourquoi j’ai mis un terme à ma saison de manière prématurée, à la mi-septembre (ndlr: après une 7e défaite consécutive, concédée sur le score de 6-0 6-0). Avant d’effectuer un pas de retrait.

C’est-à-dire?
Le tennis professionnel, c’est beaucoup de sacrifices. J’ai souvent serré les dents au cours de ma carrière. Et cela m’a amenée loin. Mais il est arrivé un moment où la douleur était trop contraignante. J’ai dit stop et je suis partie un mois aux Philippines, en mode sac à dos. Cela m’a permis de digérer mon année et ce que j’avais traversé. De me ressourcer, de retourner à l’essentiel, de réfléchir sur moi-même. Cela m’a fait un bien fou. Quand je suis rentrée, j’ai repris l’entraînement. Mais cela a été compliqué. C’était comme si mon corps ne parvenait plus à encaisser les efforts, le dos surtout. Je savais que je ne serais de toute manière pas dans le tableau principal de l’Open d’Australie, alors j’ai décidé de m’offrir du répit. Pour une fois, je ne voulais pas me focaliser sur le classement WTA ou suivre le calendrier du tennis, mais écouter mon corps. Fini de forcer. Je reviendrai au jeu lorsque je serai prête.

Cette décision a-t-elle été difficile à prendre?
J’y ai beaucoup réfléchi. Parce que j’aime énormément ce tournoi et que j’ai des amis en Australie. Mais au final je crois que je n’avais pas le choix. Mon dos a besoin de repos. Je dois désormais faire les choses les unes après les autres, voir comment ma situation évolue à mesure que j’augmente la charge d’entraînement, jusqu’à atteindre - je l’espère - le niveau qui me permettra de faire mon retour sur le circuit. Quand ce sera? On verra. Une chose est sûre: depuis mon opération de la main, le ratio épanouissement versus contraintes corporelles n’est pas terrible…

Avez-vous toujours la flamme?
Évidemment! En plus, c’est une année olympique. C’est juste un pas de retrait, que j’effectue avec la conviction de pouvoir réaliser de belles choses une fois que je serai de nouveau en pleine possession de mes moyens. Mais c’est un processus au cours duquel je veux prendre le temps qu’il faut, sans aucun stress. On verra quel sera mon classement lorsque je me sentirai prête. Et s’il faut passer par le circuit ITF, je le ferai. Je suis revenue plus d’une fois, depuis le début de ma carrière. J’en saurai davantage durant les deux prochains mois.

Quel est le problème avec votre dos?
On ne sait pas exactement de quoi il s’agit. Il a tendance à se bloquer lorsque je réalise des courses latérales. C’est peut-être lié à mes hanches. Il y a sans doute une part d’usure, aussi. Ce n’est malheureusement pas opérable. Et c’est handicapant sur le court. D’autant plus aujourd’hui, où la marge avec les joueuses classées au-delà du top 100 ou du top 200 s’est considérablement réduite. Il y a une telle densité, le tennis s’est tellement développé, accéléré, qu’il est devenu impossible de gagner un match sans être à 100%.

Créé: 09.01.2020, 16h19

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