«Je ne vois pas Meho Kodro quitter Servette pour la Bosnie. Mais…»

FootballMecha Bazdarevic, sélectionneur de la Bosnie-Herzégovine, parle de son ami servettien, qui pourrait lui succéder selon les rumeurs.

Meho Kodro pourrait-il être tenté de reprendre un poste qu’il a occupé pendant quelques mois en 2008, avant d'être licencié?

Meho Kodro pourrait-il être tenté de reprendre un poste qu’il a occupé pendant quelques mois en 2008, avant d'être licencié? Image: Eric Lafargue

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Son nom circule depuis quelques jours déjà: Meho Kodro serait le candidat No 1 de la Fédération pour reprendre la sélection de Bosnie-Herzégovine. Rire entendu au téléphone: «Depuis quelques jours? Non, depuis quelques mois déjà. Et on n’entend pas que le nom de Kodro, mais plein d’autres aussi. Il y a vraiment beaucoup de rumeurs qui circulent comme ça, dans la presse d’ici. Certains lancent des noms, ils se moquent bien de respecter Servette, Kodro ou moi-même…»

Moi-même? Ce moi, c’est Mecha Bazdarevic, dont le contrat à la tête de la sélection bosnienne vient tout juste de s’achever. «Oui, le 15 octobre, précise-t-il. Mais en fait, il y a un mois qui existe encore et qui sert à déterminer si on continue ou pas. Une réunion à la Fédération est prévue le 20. Moi, j’aimerais bien continuer.»

Il sera rapidement fixé sur son sort. L’ex-joueur de Sochaux, Nîmes ou Etoile Carouge dirige son équipe nationale depuis 2014. Il a manqué les qualifications pour l’Euro 2016 (barragiste) et vient d’échouer dans celles pour le Mondial 2018 (terminant troisième à 2 points de la Grèce dans le groupe H). C’est pour ce dernier échec qu’il pourrait être remplacé.

Bazdarevic veut rester

«Je suis un candidat sérieux pour poursuivre le travail déjà accompli, plaide-t-il. Après, on verra ce qui se décidera. Je serais content de rester. Mais je serais aussi heureux si c’était mon ami Meho Kodro qui devait me succéder. Cela dit, on n’en est pas encore là…» Beaucoup de questions se posent encore. A commencer par les interrogations qui, le cas échéant, tenailleraient peut-être Meho Kodro, même si l’offre ne valait que pour une entrée en fonction en janvier 2018.

On sait depuis samedi soir sa position sur le sujet. Ou pas, puisque Kodro n’a pas vraiment répondu. Si la Fédération bosnienne lui demandait officiellement de venir, choisirait-il de rester au Servette FC, oui ou non? «C’est une hypothèse et je ne me prononce pas sur des hypothèses» a-t-il botté en touche pour résumer. Il assure aussi qu’il n’a pas été contacté, de près ou de loin, par la Fédération bosnienne. Et que si cela devait arriver, il en parlerait immédiatement à la direction du Servette FC. Pour dire quoi au président grenat? Personne ne sait. Ou alors seulement Kodro lui-même. Peut-être…

L’avis de l’ami Mecha

Et Mecha Bazdarevic. Les deux hommes sont amis. Comment envisage-t-il la position de Kodro si ce dernier devait être approché officiellement pour prendre la direction de la Bosnie-Herzégovine? «Je ne sais pas, hésite Bazdarevic. Je ne vois pas Meho Kodro quitter Servette pour la Bosnie. Pour le connaître, je sais qu’il apprécie particulièrement le travail en club, au quotidien. Et puis à Servette, il est bien, il a une belle équipe, qui veut et qui peut monter cette saison. C’est du solide, du concret. Ça peut le lancer pour une belle carrière. Une sélection, c’est différent, c’est plus aléatoire parfois, je suis bien placé pour le savoir. Mais… mais au fond, je ne sais pas ce qu’il pourrait décider ou ce que peuvent être ses priorités.»

Le sens de la famille? Celui de la patrie? Paradoxalement, Servette a engagé un entraîneur pour ses qualités techniques mais aussi humaines. Et aujourd’hui, ce sont justement ces valeurs humaines qui pourraient peser dans la balance. Meho Kodro est seul à Genève, sa femme et sa fille sont restées à Saint-Sébastien, son fils joue à Mayence. Il pourrait les voir plus souvent s’il était à la tête d’une sélection…

Mais avant toute projection, forcément incertaine, il faudrait donc qu’une offre officielle soit formulée par la Fédération bosnienne; qu’elle soit intéressante sous tous les aspects (sportifs, financiers); que Kodro soit intéressé; que Servette le laisse partir. Beaucoup de conditions à réunir. (TDG)

Créé: 16.10.2017, 17h31

Au cas où, Didier Fischer se prépare

Il n’y a sans doute pas encore le feu au Lac de Genève, mais un homme averti en valant deux, Didier Fischer est sur ses gardes. Rumeur ou pas, il a été attentif à ce qui s’est propagé dans les médias bosniens: Kodro serait le choix No 1 de la Fédération bosnienne, il pourrait quitter Servette. Ce serait une sacrée tuile pour les Grenat. Mais, après avoir parlé de cela avec son entraîneur, le président reste calme.

«Meho m’a confirmé qu’il n’y avait eu aucun contact, explique Didier Fischer. Et je sais que si tel devait être le cas dans le futur, il viendrait immédiatement me voir. Je n’ai aucune raison de penser qu’il pourrait être attiré par un projet qu’il jugerait plus séduisant ailleurs, d’autant plus qu’il s’est engagé avec nous, que cela se passe très bien et que c’est un homme de valeurs.»

C’est vrai. Mais le risque existant toujours, on imagine que Servette a anticipé la question. «Indépendamment d’un risque de départ, je dois toujours être prêt, assure le président. Cela vaut pour Kodro comme pour les joueurs ou d’autres. Nous avons déjà un ou deux noms susceptibles de nous intéresser. Parce qu’il faut garder les antennes ouvertes, avoir un coup d’avance. Même sans rumeurs…»

Et si Kodro devait partir, quel serait le profil? «D’abord, ce qui compte, c’est la stabilité du club, celle dont nous faisons la démonstration désormais, précise Fischer. Pour le reste, un entraîneur qui part, c’est comme un joueur qui nous quitte: l’équipe saura faire sans. Même si nous sommes pleinement satisfaits du travail de Meho Kodro, personne ne doit être irremplaçable. Cela dit, nous avons du succès dans la formule qui s’applique aujourd’hui. Alors nous serions vraisemblablement intéressés par un profil comparable. A niveau équivalent ou supérieur.» Servette aura-t-il besoin de vite s’activer ou retrouvera-t-il toute la sérénité de travail chiffonnée ces derniers jours par les rumeurs bosniennes? D.V.

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