Touché mais pas coulé, Servette maintient le cap

FootballLes Grenat ont procédé à une explication de texte en interne après leur faux départ contre Chiasso. De quoi repartir du bon pied?

Anthony Sauthier et les Servettiens doivent vite oublier le couac face à Chiasso.

Anthony Sauthier et les Servettiens doivent vite oublier le couac face à Chiasso. Image: Éric Lafargue

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Le Servette FC reprend l’entraînement, après deux jours de congé. Les Grenat auront en tête ces déplacements capitaux à Schaffhouse puis Neuchâtel, étalés sur les deux prochains lundis. Parce que ce duo-pack pourrait être décisif – déjà – dans la course à la promotion en Super League. Pour l’aborder le front haut, il fallait tirer les leçons de ce vilain samedi soir de reprise, où les Genevois ont quitté le terrain tête basse (1-1 contre Chiasso). Avec le sentiment d’un gros gâchis. La certitude d’avoir manqué une superbe occasion de reprendre deux points au leader xamaxien; de donner corps aux espoirs de remontée.

Les langues se sont déliées

«Personnellement, je l’ai toujours un peu en travers de la gorge», lâchait le capitaine Anthony Sauthier. Les langues se sont déliées, dimanche à l’heure du décrassage. «Nous effectuons toujours un débriefing après un match, précise le directeur général Constantin Georges. Le ton, à l’image de la maison et de ses dirigeants, est resté calme. Quant au groupe, il ressemble à l’institution: il est déterminé, travailleur et lucide.» Tout va bien. Mais que peut donc raconter cette lucidité, à la lumière de ce faux départ? «Elle nous dit qu’on a un très gros potentiel et qu’il ne s’est pas exprimé samedi, reprend le dirigeant. C’est embêtant, bien sûr, tout sauf réjouissant.»

Anthony Sauthier abonde et, histoire d’éviter les abcès, des sacs se sont vidés. «Nous avons eu des discussions, dimanche matin, entre nous au petit-déjeuner, puis avec le staff, explique le latéral droit. Plusieurs joueurs ont pris la parole pour adresser un message au groupe.» Spontanément ou après avoir été désignés par l’entraîneur Meho Kodro. «Il nous invite souvent à le faire et là, c’est tombé sur moi, poursuit Sauthier. J’ai dit quelques mots. Des mots tout simples, positifs. Quand je regarde le groupe qu’on a, avec des joueurs fantastiques, je suis confiant.»

Reste que la méthode Coué n’a jamais décorné un bœuf. «Il faut se poser les bonnes questions pour sortir de cette série négative – on a une victoire sur les six derniers matches», concède Lionel Pizzinat, manager de l’équipe. Quelles sont les bonnes questions, dès lors que personne ne doute de la qualité de l’effectif (lire ci-contre)? «Dans le foot, où ça se joue à pas grand-chose, l’aspect mental, la détermination font souvent la différence», répond l’ancien milieu de terrain.

Inverser la tendance

«Pizz’» estime que le match face à Chiasso n’était «pas si mauvais dans le contenu». Mais il déplore cette incapacité à «vraiment lâcher les chevaux dans le final». «À nous de trouver la raison en interne», ajoute-t-il. Première solution: «La mettre au fond.» Deuzio, il faut s’arracher. «Aller chercher ce supplément d’âme qu’a notre adversaire, ce petit grain de folie, d’envie, conclut Pizzinat. Xamax fait tourner en sa faveur des matches qui semblent lui échapper et nous, on laisse filer des points qu’on ne devrait pas.»

Les Servettiens n’auront qu’une idée en tête, ce matin à l’entraînement: inverser la tendance. Et éviter que leur saison ne s’achève dans deux matches. (TDG)

Créé: 07.02.2018, 15h49

Vincent Rüfli ne viendra pas

L’affaire semble entendue: Vincent Rüfli ne reviendra pas à Genève cet hiver. «On n’a pas les moyens d’honorer ses prétentions salariales, dit le directeur général Constantin Georges. Tout Servette qu’on est, on reste en Challenge League.» Le joueur, en manque de temps de jeu à Dijon, aurait «bien voulu», mais il doit «aussi penser à sa famille». S’il évoque «d’autres pistes» pour ce poste de latéral gauche, Constantin Georges souligne surtout que Paolo De Ceglie, transfuge convalescent, «trottine». Et il martèle que l’effectif est assez fourni: «Ce n’est pas ça qui nous empêchera de remplir nos objectifs.» Reste qu’en l’absence du nouveau buteur Chagas, suspendu lundi à Schaffhouse, Servette n’aura pas d’avant-centre de métier à disposition. Il lui reste deux licences pour recruter d’ici au 15 février – une pour un joueur formé en Suisse, l’autre pour un élément étranger. S.M.

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