Tasar: «J’avais signé avec Servette, je n’ai jamais voulu rester à Aarau»

FootballL’ailier dissipe un malentendu. Il est heureux en grenat et évoque son parcours et ses ambitions avec son nouveau club.

Varol Tasar, remuant ailier de talent, est heureux d’être Servettien et il le dit.

Varol Tasar, remuant ailier de talent, est heureux d’être Servettien et il le dit. Image: Eric Lafargue

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À la marge d’une parenthèse folle tout est possible. Souvenez-vous: la victoire 4-0 d’Aarau à la Maladière dans le match aller du barrage contre Xamax, cette volonté de promotion devenue certitude trop tôt, cette remontada exceptionnelle des Neuchâtelois et au milieu de tout ça, des déclarations prêtées à Varol Tasar. Déjà Servettien depuis février mais prêté à Aarau, l’Allemand aurait laissé entendre, après le succès de l’aller, qu’il resterait volontiers au Brügglifeld. De quoi heurter Servette, puisqu’il était attendu l’été même à Genève selon les termes d’un contrat dûment signé.

L’exploit neuchâtelois aura sans doute classé l’affaire. Mais Tasar, du haut de ses 22 ans, n’élude pas la question. C’est pour lui parler de ce moment curieux et de bien d’autres choses qu’on le rencontre.

Varol, revenons d’abord quelques semaines en arrière: selon certaines de vos déclarations, on a pu comprendre que si Aarau avait été promu, vous auriez envisagé de rester au Brügglifeld, en négociant avec Servette?

Je le sais oui. Mais tout cela n’est pas vrai. Cela ne s’est pas passé ainsi. Après le 4-0 du premier match, on m’a demandé si je voulais rester en cas de promotion d’Aarau, c’est vrai. Ma réponse a été simple: j’ai seulement dit qu’il y avait encore une rencontre à disputer et que de toute façon, j’étais engagé avec Servette pour l’avenir. Certains de mes propos ont été déformés ensuite.

Pourtant, il y a eu des déclarations, notamment du directeur sportif d’Aarau qui relevait votre envie de rester…

C’était surtout son envie à lui, Sandro Burki donc. Il l’a laissé entendre, disant que c’était ce que je racontais aux coéquipiers, qui le lui avaient répété. C’était faux! Et je n’ai pas apprécié. Je le lui ai dit, d’ailleurs, en face, avant le deuxième match.

Tout a donc toujours été clair pour vous?

Oui. J’avais signé avec Servette, que j’allais rejoindre cet été. Je n’ai jamais voulu rester à Aarau. En fait, perso, je souhaitais même venir à Genève en février déjà, mais Aarau n’a pas voulu.

Servette vous a approché dès l’automne 2018, des clubs de Super League semblaient intéressés aussi: pourquoi avoir choisi les Grenat, pas promus à l’époque?

Parce que j’étais sûr que Servette allait être promu! Et puis parce que le discours de Carlos Varela (ndlr: cellule de recrutement du SFC) m’a plu. Parce que c’est Servette, aussi, un sacré nom. Et parce que dans la colonne des moins, à part la langue, je ne parle pas le français, il n’y avait rien de négatif. Au contraire: j’ai découvert un club pro à tous les niveaux, avec des structures et un encadrement, des joueurs de grande qualité qui m’ont accueilli avec bienveillance, un style de jeu qui me plaît. Je suis très heureux d’être là.

Un pas de plus dans le rêve du gamin qui a grandi juste de l’autre côté du Rhin, en Allemagne?

Bien sûr. Mes parents sont venus de Turquie en Allemagne, j’ai eu une enfance heureuse. Dès l’âge de 4 ans, je tapais toujours dans un ballon, avec mon oncle qui est un dingue de foot. Cela a commencé ainsi. J’ai commencé à Laufenburg, puis à Old Boys. Un bref passage en Turquie à Aydinspor, mais ça n’a pas été. J’ai beau être originaire de Turquie, les mentalités étaient trop différentes. Je ne suis resté que quelques mois. Avant de revenir par ici.

Et de vous signaler rapidement avec le FC Aarau?

J’ai commencé avec les M21 argoviens. Mais après deux semaines, je m’entraînais déjà avec la première. Que j’ai intégrée. La suite, vous la connaissez.

Vous êtes à quelques jours de la reprise: après quatre semaines de préparation, comment jugez-vous Servette?

Le contingent regorge de qualités à tous les postes. Le foot qu’a pratiqué cette équipe en Challenge League était superbe: j’ai adoré et je suis impatient de jouer. Je n’ai pas vu beaucoup d’équipes pratiquer un tel football, même en Super League.

Mais les schémas grenat très offensifs de la saison passée sont-ils compatibles avec la rigueur défensive nécessaire en Super League?

Disons qu’il faut prendre des risques pour avoir du succès. L’objectif est bien sûr le maintien. Mais comme tous mes nouveaux coéquipiers, j’ai envie de jouer, de marquer des buts, de me battre. Et on verra bien où l'on se situe si tout se passe bien.

Créé: 16.07.2019, 16h51

Nouvelles du front grenat

Chagas sur le départ? Utilisé avec succès en joker la saison passée, Mychell Chagas va-t-il quitter Servette? Ce week-end, il était en Turquie pour une rencontre avec un potentiel nouveau club. A priori, il aurait discuté avec les représentants d’une équipe des Émirats. Mais il était de retour à l’entraînement ce mardi matin. L’affaire n’aurait pas été conclue. Ou pas encore?

Nouvel attaquant: cas lié? On sait qu’Alain Geiger fait des appels du pied auprès de ses dirigeants pour avoir un solide attaquant de plus. Faut-il d’abord un départ d’un «offensif» du contingent actuel pour qu’il ait le feu vert? On comprend le calcul financier, l’équilibre du budget. Mais la nécessité d’avoir du poids devant est aussi essentielle.

Ondoua de retour Un aller-retour à Moscou, pour une histoire administrative de visa, et Gaël Ondoua absent mardi à l’entraînement, devrait être de retour ce mercredi. Le permis de travail semble en bonne voie. D.V.

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